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Courir c'est prendre le temps de réfléchir.

lundi 4 juillet 2011

lundi 20 juin 2011

Début de préparation du Championnat de France des 100 kilomètres des Etangs de Sologne à Theillay Samedi 27 Août 2011

Un zéro zéro
Rien à voir avec la tête à toto.
Non non !.
Un zéro zéro  donnent le chiffre 100.
Car je m'en retourne guerroyer avec la grandiose épreuve du 100 kilomètres. Pour la deuxième fois je vais éplucher mes runnings sur 100 000 mètres.
Le lieu de ce forfait se déroulera à Theillay  le Samedi 27 Août.
Theillay est une charmante bourgade située dans le département du Loire-et-Cher dans la Région Centre. L'endroit est couvert d'une multitude de chateaux (Chambord, Cheverny, etc...) et d'étangs. D'ailleurs, l'intitulé exact de ce 100 kilomètres est 100km des Etangs de Sologne.
Fait important : ces 100km seront le support du Championnat de France des 100km.

Souvenirs, souvenirs,



"On dit que le temps vous emporte
Et pourtant ça, j'en suis certain
Souvenirs, souvenirs
Vous resterez mes copains"

(Merci Johnny) ;-p

C'est sur ces paroles à portées inter-galactique que je souhaitais revenir sur mon tout premier 100 kilomètres. C'était l'an dernier, le Samedi 15 Mai 2010 à Chavagnes-en-Paillers, en Vendée.
Ce jour là j'ai vécu une ultra-expérience de 8h33 et des poussières d'étoiles... .Je me suis retouvé longuement entre la troposphère et la mésosphère. Vous situez ?. Non ? En fait c'est en pleine stratosphère. C'est bon, vous localisez maintenant !.
513 minutes à jongler avec des sentiments instables, élastiques, hétérogènes, opposés et parfois franchement mystérieux.


Bref, un imposant moment qui a été filmé :
Vidéos de mes 100 km de Vendée
 
Qui a été narré :
Mon 100 km par mots et par maux
 
Qui avait été bien évidemment préparé minutieusement :
Ma préparation aux 100km de Vendée .

Et qui avait été analysé à postériori :
Bilan Post 100km de Vendée
 
Retour vers le futur
J'ai donc commencé aujourd'hui ma préparation pour les 100km des Etangs de Sologne. Une préparation qui durera 10 semaines et qui sera différente de celle réalisée pour Chavagnes 2010. Plus (+) de séances supérieures à ou égales à 80% de ma VMA, moins de kilomètres effectués en sortie longue et intégration de séances à fréquence cardiaque 100km. Pour le reste se sera des sorties à allure 100km.





"Hautbjectif"
J'espère bien décroché ma Lune ce jour-là. Je ne sais pas si j'ai fixé la barre haute mais sur le papier les "juste-en-dessous-de-8-heures" sont réalisables.
7h59'59 sera un chrono qui suffira à mon bonheur.
Mais du désir à la réalité...
En tout cas je vais m'entrainer pour. Et vous saurez tout sur mon entrainement au jour le jour.

Je reviendrais dans un futur billet sur l'orientation que va prendre cette préparation 100 kilomètres.

Goooo !!!!!

lundi 13 juin 2011

La vidéo VO2 Run In Live de la 27ème édition de la Montée Du Mont Poupet Dimanche 12 Juin 2011

Les aventures du schtroumpf bleu à 1'14 de la vidéo

27ème Montée Internationale du Mont Poupet Dimanche 12 Juin 2011 à Salins-les-Bains : le CR

Vite fait
Une fois de plus, cette Montée du Mont Poupet aura été extraordinaire. 1026 finishers et le record de l'épreuve battu par un Burundais : Willy Nduwimana remporte pour la 2ème fois consécutive l'épreuve et bat de 1'23 le record du Croate Drago Paripovic, victorieux en 1994. Le Burundais réalise 57'12 pour 58'35 pour le Croate.
Concernant mon nombril, j'ai accompli la mission que je m'étais donné : réalisé moins de 1h14'30. Chrono final : 1h13'08. Pour l'instant j'en suis à 4/4 concernant mes "cibles" de l'année.
En 2006 j'avais effectué un temps final de 1h10'59. En 2009 : 1h15'33.

Des hauts, des bas
Concernant le déroulement de ma course, elle a été à l'image du relief accidenté de l'épreuve.
Tout a commencé durant l'échauffement. Jusqu'à la dernière minute je me suis échauffé devant la ligne de départ. A quelques instants du coup de feu libérateur, je file vers le peloton en attente afin de me faufiler et me blottir en son sein. Problème, la "meute" est collé-serré et il m'est impossible de me placer ailleurs qu'en première ligne en compagnie des Kényans, Burundais et Ethiopiens.
Hum hum. Chercher l'erreur. Au moins, je serais sur la photo. ;-)
Moi qui aime partir avec le frein à main me voilà obligé de démarrer pied au plancher sur les premiers hectomètres afin de ne pas me faire aplatir par les habitués des départs canons.

10 heures. Pan ! Les fauves sont lachés. Je décampe fissa et gambade à une vitesse inhabituelle. C'est très rapide pour moi. Trop rapide. Ca n'est vraiment pas mon habitude. Je sais déjà que je payerais ce démarage sur les charbons ardents en fin de course car je n'ai pas cette capacité à pouvoir le faire et encore moins à encaisser. La raison me saisit enfin vers le 3ème kilomètre. Je ralentis le tempo. Manquerait plus que je finisse avec les premiers. Rôôôô...
J'arrive au sommet de la première bosse en 26'32. J'ai couru quelques instants avec Adeline Roche, la championne de France 2010 de marathon mais elle "revient" de blessure.

              (Photo VO2 Run In Live - Christophe Rochotte) C'est bibi en bleu

Je ne suis pas au mieux. La ventilation n'est pas extraordinaire et ma foulée n'est pas déliée. Je vais essayer de me détendre dans la descente. Ce que je réussi un petit peu à faire.

Arrive très vite la seconde bosse. Elle est relativement courte mais plus on avance dans le temps et plus la fatigue fait son oeuvre. Ce qui me soulage quelque peu c'est que je ne ma fais pas rattraper et que je remonte encore quelques coureurs. Je ne suis donc pas encore totalement HS.
Mais ce qui est compliqué dans ce genre de course de montagne c'est que les changements de rythme sont incessant et que le second souffle est difficile à trouver. La fréquence cardiaque est toujours à fond mais "en variation".
Bref, tu laisses le coeur, les cuisses et les poumons en offrande au Mont Poupet !.
A quelques encablures du sommet, je rejoins la charmante Marocaine Fatiha Benchetki. Elle est seconde au classement général. Elle est légère comme une plume. Pas le temps de lui filer mon numéro de téléphone mais juste un "courage".  ;-)

Nous filons ensemble jusqu'au pied de la dernière bosse : la " côte Guillaume " avec ces 2.8 kms de montée et avec des passages entre 10 % et 14 %. Je devrais plutôt parler d'un mur tellement ce raidillon est dévastateur. Cette rampe mortelle est implacable. Elle est là pour te mettre au tapis. C'est le dernier round mais quel round. Tu as les poumons qui sortent de la poitrine, les pieds qui pèsent 10 paquebots et tu entends des visages déformé et au ralentit qui te disent : "Courage...c'est bientôt la fin".
Vous imaginez la scène...

Avec les quelques neurones restant, tu analyses 2 secondes ce "Courage...c'est bientôt la fin".
Oui c'est ça. C'est bientôt la fin.
En fait tu es en train d'y passer. Tu commences à voir un long tunnel blanc. Au sommet on t'attend avec quatre planches et les gens sont tous de noir vêtu. Ta soeur pleure. Ton frère est fier mais retient ses larmes. Tes parents effondrés. Tous tes amis se tiennent par la main.

..."Il était si gentil"..."Si jeune"..."Et tellement sportif...".

Mais avant d'atteindre le Paradis il faut passer par le Purgatoire.
Fichtre !. J'ai du en faire des crasses pour souffrir autant !
Pour accentuer l'effet, certains secouent des cloches. C'est minuit pour moi ? C'est ça ?

Dans cette côte, le bitume est éteincelant. Normal, durant les 2,7km d'ascension tu passes ton temps à frotter le sol avec tes semelles.

Bref, cette côte fut Apocalyptique pour moi. J'arrive à son sommet avec une petit vertige. J'ai même mal à la tête. Ca ne m'est jamais arrivé.

Et si j'étais vraiment au Paradis ?

Conclusion
La Montée du Mont Poupet est une course extraordinaire. Quiconque ne l'a pas encore testée doit absolument venir s'y frotter. Avant de vous y rendre dites un dernier au-revoir à vos proches. ;-)
La course est très bien organisée, les bénévoles rodés et l'ambiance est au rendez-vous.

Concernant ma course, j'ai donc payé comptant mon départ osé mais plus ou moins indépendant de ma volonté.
Pour poussé l'analyse un poil plus loin, je colle à ce CR un tableau comparatif de mes temps au kilomètre en 2009 et 2011. On remarque bien mon explosion en fin de course puisque je réalise presque la même montée en vitesse qu'en 2009 (sauf les derniers 500 mètres ou je suis allé plus vite - je me demande bien d'ailleurs comment j'ai fait - le souffle Divin peut-être ?...)

                                    Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Un reportage complet sur VO2 Run In Live

http://www.vo2.fr/actualite/divers-la-montee-internationale-du-poupet-le-burundais-willy-nduwimana-bat-le-record-de-lepreuve-12062011-3508.html

http://www.vo2.fr/actualite/divers-la-montee-internationale-du-poupet-osez-le-mont-legendaire-12062011-3509.html

http://www.vo2.fr/actualite/divers-montee-internationale-du-poupet-le-retour-dadeline-roche-12062011-3510.html

http://www.vo2.fr/actualite/divers-montee-internationale-du-poupet-gilles-segris-10e-et-premier-francais-12062011-3511.html


Les résultats

Article du Progrès du Jura

lundi 6 juin 2011

Fysiki muscle le corps et l'esprit


Il y a quelques temps déjà, içi même, je vous avais fait un petit topo concernant l'excellent site Fysiki.

Remember

Après quelques semaines d'utilisation, le Fysikiste que je suis maintenant devenu ne regrette vraiment pas son inscription !. 
Fysiki permet de "désenclaver" nos esprits "monomaniaques" et hyperspécialisés. Ca permet de rassembler et de faire se croiser en un point unique des sportifs de tous niveaux et de toutes disciplines afin de les faire se rencontrer et de s'aider à progresser mutuellement.
Fysiki, c'est la mutualisation de toutes les clés de la progression. C'est un sacré collectif ! C'est comme ça que je ressens le truc.
En très peu de temps, j'ai découvert des univers sportifs totalement différent du mien mais qui pourtant vont  m'apporter des modifications dans ma manière d'aborder l'entrainement en vue de l'optimiser.
En plus, ce site permet de planifier et d'enregistrer ses entrainements (polar-garmin-Kalenji-etc...), d'y fixer des objectifs, etc... Et ce n'est qu'un début !



Le site est en perpétuel évolution afin de satisfaire au mieux tous les Fysikistes. Aussi, le staff Fysiki est vraiment à l'écoute de ses membres afin de coller au mieux aux exigences des sportifs de tous niveaux. Chapeau à eux en tous cas !

Et comme ils sont très sympas ils m'ont autorisés à vous donner un code d'invitation pour bénéficier des services de Fysiki :

Saisissez les différentes informations demandées et appuyez sur "S'inscrire".


Le code : BETA-FY-53-VB


Pour vous donner une petite idée de l'expertise du Staff, vous pouvez visiter        le blog Fysiki

mercredi 4 mai 2011

Le Marathon d'Annecy 2011 par les chiffres

Pour être complet voici quelques chiffres très intéressant concernant le Marathon d'Annecy du 17 Avril 2011.
Ces données sont sur l'excellent et très instructif site : http://marathon-geek.over-blog.fr/ et plus précisémment à cette page là.

Merci au "contributeur" !.

La vidéo du Marathon d'Annecy Dimanche 17 Avril 20011

Merci à VO2 Run In Live (http://www.vo2.fr/video/courses-marathon-du-lac-dannecy-17042011-228.html)

samedi 30 avril 2011

27ème Montée Internationale du Poupet Dimanche 12 Juin 2011 à Salins-Les-Bains (Jura)

Prochain Objectif (secondaire)
Ce prochain objectif sera donc la 27ème Montée Internationale du Poupet Dimanche 12 Juin 2011 à Salins-Les-Bains (Jura).
Cette course est une course de montagne sur route. La ligne de départ se situe dans la ville de Salins-les-Bains.

Cette épreuve est constituée de 3 côtes, dont la dernière, qui est la plus compliquée car l'arrivée est à son sommet, que la "bosse" est raide et qu'elle est d'une longueur proche de 3km. Il faut donc en garder sous le pied pour le final sinon le Mont Poupet vous écrasera par sa rugosité.
Ma dernière (et deuxième) participation date du 31 Mai 2009. A l'époque j'avais couvert les 17,5km en 1h15'50 (40ème/1023).
Mais mon record a été réalisé lors de ma première participation, en 2006, avec un chrono de 1h10'59 ! (20ème sur 983).
Pour ma troisième "grimpée", je me fixe comme objectif de descendre sous les 1h14.
Je conseille fortement cette épreuve pour son côté familial et pour l'ambiance qui y règne.
A faire absolument !!!

Ci-dessous le profil du parcours et mes fréquences cardiaques lors de l'édition 2009.



Cliquez sur les images pour les agrandir

dimanche 24 avril 2011

Retour sur le Marathon d'Annecy

Principe de fraîcheur
A la fin de l'année 2010 je m'étais fixé des objectifs pour l'année 2011.
Deux objectif principaux et des objectifs secondaires.
Les objectifs principaux : le Marathon d'Annecy réalisé "20/20" et  le 100km de Theillay qui aura lieu le Samedi 27 Août. J'ai le dessein de passer sous les dessous des 8 heures. Je vais donc courir  sur une allure de base comprise entre 4'48 au km (12,5km/h) et 4'46 (12,6km/h).


Les objectifs secondaires sont :
  1. Bien "figuré" lors des Départementaux de cross (9 Janvier) --> 9ème place. Objectif réalisé
  2. 10km de Bletterans (6 Mars) : moins de 36' --> 35'59. Objectif atteind mais de "justesse ric-rac"
  3. 17,5km de la Montée du Poupet (12 Juin) : moins de 1h15
  4. 10km de Lons-Le-Saunier (25 Juin) : moins de 35'30
  5. 55km du Trail Volodalen de Vouglans (23 Juillet) : "bien figuré"
  6. 24 heures de Grenoble (1er Octobre) : découvrir la "discipline" mais visé tout de même les 200km.
Toute ma préparation est donc axée sur ma dernière "quête". Je dois arrivé à Theillay le Samedi 27 Août au maximum de mes possibilités.

Aussi, afin d'atteindre ce but, j'ai construit ma saison sur le principe de l'escalier : marche après marche, je dois progresser et me bonifier. Le "sommet" de l'escalier est l'objectif principal.  Chaque élévation représente la préparation + l'objectif secondaire. Le "plat" de la marche représente la "respiration", la mi-temps, l'entracte, la récréation. Cette phase ne correspond pas à un arrêt mais bien à une phase d'assimilation de la marche précédente et aussi, et surtout, à une période récréative. Le but ultime est  de se ressourcer grâce aux principes de diversité et de divertissement. Certes, je dois conserver un minimum de séances qualitatives en CàP (VMA-Côtes-Allures 10km-15km-Semi-Marathon) mais je dois en parallèle m'amuser, jouer (principe de divertissement) et pratiquer des sports de saison autre que la course à pied (principe de diversité). En l'occurence, durant les beaux jours, ce sera surtout VTT-Vélo de route et Roller.

L'intérêt final de ce système étant bien sur d'arriver au pied de ma préparation 100km avec un maximum de fraicheur physique et mentale.

Afin d'illustrer mes propos, voici 2 "tableaux" qui soulignent bien à quel point j'ai très peu pratiqué la course à pied durant une période couvant 7 mois et demi : elle va du lendemain du Marathon de Lyon (4 Octobre 2010) jusqu'au Marathon d'Annecy (17 Avril 2011).



Comme on peut le constater, je n'ai fait aucune coupure entre 2010 et 2011. Auparavant j'avais déjà tester l'arrêt total d'activités mais ça ne m'avais pas apporté grand choses sauf une bonne prise de poids et de multiples petits bobos suite à cette prise de kilos.
Je n'ai donc pas "couper" mais j'ai un volume horaire total très léger (tous sports confondus donc). Je ne parle même pas du volume en course à pied !. Cela ne m'a pas empêcher de faire quelques cross pendant la saison hivernale malgré un léger "embonpoint". A noter que quasiment toutes mes séances en CàP ont été réalisé sur des parcours cross sauf les séances de VMA.
De même que beaucoup de mes séances durant cette longue "trêve récréative" ont été des séances qualitatives afin de maintenir état de forme et de capacité convenable.

Une histoire de principes
Pour essayer d'être le plus au clair avec mes objectifs, j'ai opté pour un catalogue de principes.
Non non ! Ne rigolez pas ! Môssieur Hippomène a pleins de principes. Treize. Pas plus. Mais pas moins non plus. Ce sont les miens. Rien d'universel. ;-)
Ils me permettent de bien appréhender correctement l'objectif final et sa préparation.
Je les liste et je donne une explication.
  1. Principe d'escalier : marche après marche, je dois progresser et me bonifier. Le "sommet" de l'escalier est l'objectif principal.  Chaque élévation représente la préparation + l'objectif secondaire. Le "plat" de la marche représente la "respiration", la mi-temps, l'entracte, la récréation. Cette phase ne correspond pas à un arrêt mais bien à une phase d'assimilation de la marche précédente et aussi, et surtout, à une période récréative. Le but ultime est  de se ressourcer grâce aux principes de diversité et de divertissement.
  2. Principe de fraîcheur : avant les phases préparatoires il est essentiel d'arriver à leurs seuils débordant au niveau physique de dynamisme, d'énergie, de punch, de ressort, de réactivité, etc...et au niveau mental d'enthousiasme, de combativité, d'assurance et d'envie
  3. Principe de divertissement : entre les phases préparatoires, il est impératif de se ressourcer et de retrouver le goût du jeu dans l'effort. Combiné les sports, créer des parcours sportifs, se créer de petits défis, etc... 
  4. Principe de diversité : entre les phases préparatoires il est nécessaire de pratiquer de nombreux sports, complémentaires de préférence, afin de rééquilibrer un corps conditionné par la pratique de la course à pied.
  5. Principe de légéreté : entre les principales phases préparatoires (en cours de saison) il est important de maintenir un poids assez proche de son poids de forme afin de ne pas arriver en surpoids en début de préparation.
  6. Principe de bonification : après chaque objectifs secondaires je dois être "meilleur" au niveau de mes aptitudes et je dois maintenir au maximum ce gain de capacités afin d'arriver en conditions optimales à l'aube d'une phase préparatoire.
  7. Principe de spécificité : en phase préparatoire d'objectif principal je dois régulièrement courir à la vitesse spécifique de l'épreuve afin de pouvoir la restituer au mieux le jour J  mais aussi m'entrainer à des allures supérieures afin d'être plus à l'aise en vitesse spécifique 
  8. Principe de réalité : je ne dois pas surestimé ma véritable valeur au niveau de la vitesse spécifique prévue pour le jour de compétition. 
  9. Principe d'analogie : en phase préparatoire je dois régulièrement me mettre "dans le terrain du jour J". Débuter les séances d'entrainement à la même heure que l'heure de départ de l'objectif avec le même repas pré-épreuve, m'entrainer sur le même type de parcours, etc... . 
  10. Principe d'adaptabilité : en phase préparatoire je dois être capable de diminuer la charge d'une séance  de changer de type de séances ou d'annuler la séance si je suis fatigué.
  11. Principe d'équilibre variable : il est essentiel de savoir "penché du bon côté" quand la situation le requiert. De l'assurance et de la conviction durant tout la préparation afin d'arriver combatif le Jour J et de l'humilité afin de "ne pas se voir plus beau que l'on est".
  12.  Principe de concentration : en phase préparatoire, durant une séance d'allure spécifque "Jour J", je dois  être capable de rapidement se focaliser sur moi-même afin de ressentir ma respiration, ma foulée, etc...afin de pouvoir controler, maitriser l'allure le jour J. 
  13. Principe d'efficacité : en phase préparatoire il est fondamental de courir essentiellement des séances qualitatives.

Exemplifier
Afin d'imager quelques principes çi-dessus voici deux nouveaux tableaux concernant  mon kilométrage  selon les jours de semaine et par moment de la journée. On constate que la vitesse moyenne la plus rapide  correspond au dimanche et qu'elle est réalisée le matin. (Le jour du marathon est bien évidemment exclu du kilométrage et de la vitesse moyenne).
Principes d'analogie et de spécificité !.




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mercredi 20 avril 2011

Marathon d'Annecy 2011 : 2h45'53 !!!

Voilà, je viens de courir mon 5ème marathon.


Petit historique :
  1. Ma 1ère confrontation avec la distance mythique date de 2002 à Lyon. Ce jour là, il faisait 30° !. Une vraie fournaise. Mais je m'en étais pas mal sorti avec un chrono de 3h00'01. Bizarrement, pour un effort que je considérais comme un « monument », je ne m'étais pas laissé submergé par l'émotion de courir une telle épreuve. J'avais été très sérieux dans la gestion de ma course et pas du tout dans le rôle du « contemplatif », comme il m'arrive d'être souvent....à l'insu de mon plein gré comme dirait l'autre.Une course vécue dans une relative facilité.
  2. En 2003, Lyon à nouveau avec une météo quasi idéale et un chrono de 2h47'12. Pas de grosse « claque » mais un petit coup de mou sur la toute fin de course.
  3. 2004 : marathon de Lausanne sur un parcours tout en faux-plat, comme de la tôle ondulée et donc une allure difficile à trouver, une température trop généreuse et un bon éclat en pleine face pour un chrono de 2h49'07. Je finit sur le carreau : chocolat. Normal, je suis en Suisse.
  4. 2010, le Retour. Et re Marathon de Lyon. Mais plus rien à voir avec les 2 courus précédemment. Une journée merdique tant au niveau de l'organisation de la course que de la météo (vent en rafale et chaleur). Résultat : 2h56 avec une fin de course très difficile mais aussi, si je m'en souviens bien, une gestion de course très limite au niveau de l'hydratation. Mais une 11ème place sur un Marathon International avec des milliers de participants, c'est assez drôle pour que cela soit souligné !
  5. 2011 : Marathon d'Annecy. 3ème objectif de l'année.


Résumé de ce début d'année 2011 :
¤ Ma première cible était de « bien me comporter » dans les cross. Objectif réussi avec une 9ème place aux départementaux mais à cause du boulot je ne peux me rendre aux régionaux. SNIF !
¤ Le deuxième objectif était de descendre à nouveau sous les 36' sur un 10 bornes début mars . Chrono que je n'avais plus réalisé depuis...2006 !. Objectif atteint avec un temps taquin de 35'59 !. Ouf ! Mais j'ai eu chaud...
A cet instant là c'est un 20/20 au niveau des résultats avec un « volume-kilométrage » à minima.
L'idée générale pour l'année 2011 est de « commencer à faire bien avec peu pour tenir la distance et aller le plus loin possible ». Car le but final c'est de passer sous les 8 heures sur les 100km de Theillay en aout et accessoirement atteindre les 200km lors des 24 heures de Grenoble en octobre. Je veux absolument avoir de la « fraicheur » et de l'envie d'en découdre...
Et donc, à l'issue de cette première phase dédiée au court, se pointe la silhouette majestueuse du Marathon.
Je démarre relativement confiant : mes 2 premiers objectifs sont dans la poche et surtout je vais entamer les premières séances avec beaucoup de fraîcheur mentale et physique. Je n'ai pas jusqu'à présent puisé dans les réserves.

La préparation du Marathon d'Annecy 2011
 Priorité au qualitatif : tel va être ma ligne de conduite principale.
A vrai dire, j'ai été très intéressé et inspiré par l'approche de Ludovic de l'US Marquette http://serialkiller.canalblog.com/ qui lors de ces préparations marathon n'a presque pas couru un seul footing mais à privilégié le qualitatif (surtout l'allure marathon).

Personnellement, je vais plutôt « m'astreindre » à balayer toutes les allures supérieurs à 80% de VMA.

Aussi, je commence cette préparation marathon avec des (mes) « lois » qui vont guidées les 8 semaines d'entrainements :
  1. Travaillé par « bloc choc » de 2 à 4 jours le plus souvent possible histoire d'être en configuration « fatigue-fin-de-marathon » lors de chaque dernières séances chocs des blocs.
  2. Ne pas « enfiler » les bornes ni multiplier les sorties longues.
  3. Ne pas courir de kilomètres « vides ».
  4. En conséquence me concentrer sur des kilomètres « utiles » avec séances VMA-Allure Spécifique : 10km-15km-Semi-Marathon.
  5. Privilégier le travail sur piste hitoire d'être totalement réglo avec les allures et pas faire de l'à peu près.
  6. Si signes de grosse fatigue ou explosion utiliser impérativement sport porté (VTT) dans les jours qui suivent. Durant la semaine d'assimilation favoriser aussi sport porté.
  7. Sortie longue maxi de 2h30.
  8. Terminer chaque sortie longue par une fraction d'allure marathon.
  9. Une séance de vma courte/moyenne par semaine.
  10. Si possibilité privilégier les séances matinales.
  11. Surveiller son alimentation : les jours ou je ne travaille pas limiter l'apport calorique (surtout le matin !).
  12. Impérativement soigner l'alimentation post-entrainement (fenêtre métabolique → glucides/protéines).
Si j'insiste ainsi dans ce CR sur la préparation, c'est parce que ce sont ces heures d'entrainements qui in fine conditionnent la réussite ou pas du marathon.


Quelques chiffres :


  1. Sur les 35 séances (sans le marathon) réalisées en CàP lors de cette préparation seules 3 séances ont été dédiées à de « l'endurance basique ». Les 32 autres sessions ont été courues à vitesse égale ou supérieure à l'allure marathon (il va sans dire que de l'allure « endurance basique » précédait chaque sortie à allure spécifique).
  2. Sur les 8 semaines de préparation (du 21 février au 17 avril) j'ai couvert 537,6km (marathon compris). 495,405km sans le marathon. Avec une semaine à 41,4km pour le « minima kilomètrage » et 94km pour la semaine la plus chargée, j'ai une moyenne de 67,2km par semaine (marathon compris). Cela donne une moyenne de 15,36km/séance (en prenant en compte les kilomètres du marathon). Si je supprime le marathon dans le calcul, j'obtiens la moyenne de 14,15km/séance.
  3. Sur les 56 jours, j'arrive à 9,6km/jour.
  4. Sur les 8 semaines (marathon compris) :
--> Vitesse : 13,12km/h
--> Allure : 4'36 au km
--> FC : 132


   5.   Par moment de la journée, cela donne :

--> 228km le matin (avant 10 heures)
--> 162km le midi
--> 64km l'AM
--> 83km le soir


   6.  Par jours de la semaine :

--> 38km le lundi
--> 41km le mardi
--> 81km le mercredi
--> 78km le jeudi
--> 19km le vendredi
--> 110km le samedi
--> 170km le dimanche

Au niveau du poids j'ai perdu pile 2kg en 8 semaines de préparation et sans aucun régime si ce n'est de limiter mes apports énergétiques lors du petit-déjeuner (je suis un adepte du giga-méga petit dej...)!.
Il faut dire que la meilleur façon de perdre du poids pour moi est de m'astreindre à des séances qualitatives. Elles sont de véritable coupe-fin et sont 15 000 fois plus efficace que les séances à jeun pépère. Ainsi, il m'est arrivé régulièrement de ne manger que 2 fois par jour (repas de midi qui sautait suite à séance intensive du matin car pas d'appétit. Mais glucide + protéines dans les 10 minutes qui suivent la compétition → fenêtre métabolique.)
 A noter aussi que je prenais un "repas" du matin pré -séance hyper-léger puisque constitué de l'extra crème sport-déjeuner de mister Aroche. Franchement, je la conseille car elle est super-digeste et coute bien moins cher que tous les gatosports industriels.
 Si j'avais gardé ces 2kg, j'aurais à priori réalisé 7 minutes de plus sur mon chrono puisque selon un calcul qui m'est resté en tête et trouvé dans la « littérature », 1kg en plus c'est 5 '' de plus par kilomètre.
 
A quelques jours du Jour J
 A l'origine, j'avais prévu de dormir dans ma voiture mais 4-5 jours avant le jour J, les sites météos français et suisse annoncent du grand frais dans la nuit de samedi à dimanche (entre 0 et 4°). J'opte donc finalement pour la sécurité et je réserve une chambre d'hotel à 10km d'Annecy. Bonne pioche puisque dimanche matin à 7h les pare-brise sont gelés !.

A partir de jeudi je commence mon régime hyper-glucidique avec des pâtes en veux-tu, en-voilà. Il semblerait que cela soit inutile mais par précaution et rituel je prèfère me ranger du côté de la doxa...
En fait, il s'avérerait que l'on  puisse garder une alimentation habituelle sans que cela ne change qui que ce soit dans la performance.
Bah je testerais "les repas normaux" à la veille d'une autre « grande épreuve »...
Mes 2 petites séances de la semaine m'ont réconfortées. Je suis très à l'aise dans mon allure marathon. De plus, toutes les tensions musculaires ont disparues. J'ai à priori récupéré.

Parce que j'ai régulièrement eu auparavant des difficultés à jongler entre la fatigue physique (et mentale) du boulot et celle de l'entrainement. Il est très compliqué musculairement et au niveau du dynamisme d'enchainer 7 heures de boulot à marcher (vite) et à porter/se baisser/se relever avec 30km de course en fin de journée dont 10km à allure marathon. Surtout lorsque la veille on a déjà eu la même « punition. ».
Maintenant, je considère cette « réalité » comme une force. Plus comme une contrainte. Cela me permet d'être beaucoup plus solide mentalement. Cette préfatigue d'avant séance, j'ai appris à la gérer et à l'incorporer dans mes plans d'entrainements. C'est d'ailleurs pour cela qu'il m'est impossible de suivre un plan d'entrainement réalisé par un entraineur et encore moins par les magasines. Les contraintes professionnelles sont trop rarement prises en compte.
Si j'insiste sur ce point c'est parce qu'il m'est arrivé une année d'exploser en plein vol et donc de ne pas avoir su gérer la fatigue.... Cela a été suivit par un dégout de la course à pied, la reprise de la clope (et furieusement...), etc..... 2 années quasiment blanche !...
Pour clore cette « strophe » et en lien avec ce qu j'ai expliqué çi-dessus, je rajouterais qu'il m'est donc très compliqué d'avoir un plan clairement défini et hyper carré. Je navigue plus ou moins à vue avec cependant assez de recul maintenant pour savoir quelle séances programmées en fonction de mes journées de job prévues.

Le départ pour Annecy puis l'arrivée
Arrive samedi 13 heures. L'heure du départ pour Annecy. Je suis prêt. Tout est OK. J'ai choisit de prendre la route la plus « pittoresque ». Elle me fait arpentée les montagnes du Jura, de l'Ain et les premiers contreforts de Haute-Savoie. Cela me permet de me vider la tête dans les ravins profonds qui bordent les routes sinueuses du trajet. J'en prend pleins les yeux et lentement, petit à petit, pas à pas, la sérénité et la plénitude colorent mon esprit et se faufilent par tous les pores de ma peau pour fleurir mon humeur.

J'atterris à l'hôtel en état d'apesanteur. Je pose tranquillement mes affaires dans la chambre et redécolle pour retirer le précieux sésame. Mon numéro de dossard est le 1229. Il me plaît. C'est bête mais je crois que je suis en mode « romanesque », peut-être même « bibliothèque rose ». Je ne touche plus le sol. Incontinence onirique.
Annecy est là. Il fait beau. Je me gare. Les parkings sont remplis à rabord. J'arrive dans le lieu de retrait. En moins de 5 minutes j'ai obtenu le beau numéro dans le cadre blanc. 1229...franchement...quel esthétique numéro. Très féminin.Tout en courbe, en arrondi, en douceur.


Je m'envole à nouveau et vais me poser sur les rives du Lac. C'est magnifique. Le soleil caresse nos têtes. Délicatement, la chaleur nous enserre dans ses bras. Des centaines de personnes sont assises/couchées sur l'herbe. Les filles se dénudent. Les montagnes ornent mon horizon. Mes yeux sont des éponges. Il se referment.
Aussi, si vous vous rendez à Annecy, ne soyez pas étonné de ne plus voir de Lac, de montagnes et de jolies filles. J'ai les prunelles chapardeuses.
Voir Annecy et mourir.
Au propre comme au figuré.
Verdict demain...
Au bout d'une heure d'intemporalité, je décide de suspendre la lévitation, ce qui est somme toute assez compliqué, pour ne pas trop laisser mon esprit s'échapper dans de futiles songeries. J'ai absolument besoin d'un cerveau pour demain et pas d'une fabrique à rêve.
Retour sur terre. Il fait chaud. La sortie d'Annecy est rendue moyennement agréables par la circulation. Normal, il est 18 heures. Bien fait pour ma poire.
De retour à l'hotel, je prend une bonne douche chaude d'environ 24 heures tant elle me fait grand bien.
Et puis, je n'allume même pas la télé mais décide de feuilleter le tout dernier numéro encore-tout-chaud-sorti-du-four de l'excellent magazine Zatopek. Je suis fatigué. Mes yeux commencent à se fermer. Je décide de manger mes pâtes-jambons ensuite, rideau.
9H30 Vincent s'endort.

Le jour J
4 heures du matin...je me réveille. J'ai fait un vrai bon gros dodo. La nuit est encore à ma fenêtre.

Je décide de me lever pour une petite douche. Pas d'eau chaude. L'ultra douche d'hier aurait-elle été fatale à tout l'hotel ?.
Je décide donc de préparer mon système de ravito « élaborer » par mes soins qui consiste à vider 5 tubes de gels énergétiques de 25 grammes chacun dans 2 autres ex-tubes de gels énergétiques de contenance 60 gramme chacun. C'est très amusant comme passe-temps à 4 heures 30 du matin.

Faut juste être très zen.
Ces 2 tubes remplis vont être ensuite placé dans une petite « musette » qui était initialement arrimé à une ceinture Overstims et qui va s'enfiler dans 2 de mes doigts. C'est vraiment pratique durant la course, surtout avec l'ouverture facile des « gros » tubes et donc une absorbtion très « aisée ».

                                               Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Ainsi, ma sratégie alimentaire est basée sur le principe suivant : dès que j'aperçois un ravito avec de l'eau, j'avale 2 petite lippée de gel et puis arrivé au ravito je choppe verre/bouteille au vol pour bien m'hydrater et « digérer » le gel. J'ai opté pour cette idée pour plusieurs raisons :

  1. Je ne supporte pas les ceintures autour de la taille quand je gambade.
  2. Les petits tubes de gels ne sont vraiment pas pratiques car lorsque tu en ouvres un tu es obligé de le gober entièrement et ça ne me réussit pas trop au niveau de la « digestion ». Trop de sucre d'un seul coup a tendance à me donner des « remontées amères ».
  3. Les ouvertures sont refermables et je n'ai « qu'a lever le coude » pour avoir accès au gel.
Une « innovation » qui améliore mon confort de course.
Après le marathon, je me suis rendu compte que j'avais du ingurgité 2 gels en tout et pour tout au regard de ce qui restait dans les tubes de 60 grammes. Ce qui est finalement très peu. Ce qui pose véritablement des questions sur l'intérêt d'avaler des sucres durant la course....

D'ailleurs, un article dans le N°17 du magazine Zatopek (encore) en parle. C'est très surprenant et ça va à l'encontre de nombreux principes érigés en dogme. A confirmer !.



Les minutes défilent et à 6h30 je décide de prendre mon petit déjeuner magique : la crème sport déjeuner. A peine 100 grammes pour une digestion ultra rapide et zéro coup de pompes. Franchement, à nouveau, je vous la conseille.
7h. Je rassemble mes affaires et file dans ma voiture. Je suis relax. Les sensations sont bonnes. Le simulacre de début de rhume des 2 jours derniers s'est dissipé (le cerveau est coquin).

Le pare-brise de ma voiture est gelée !. Brrrrrrr...
J'ai pris avec moi 2 maillots manche-courtes et une casquette que je garderais sur moi jusqu'au départ du marathon. Il faudra bien ça.
7h30 je me gare dans un parking. A 500 mètres de la ligne de départ. Les coureurs commencent à affluer. Je me suis préparée une petite boisson d'attente que je sirote du bout des lèvres. Aucun stress. Le soleil sera là. Pas un brin de vent. Tout semble être là pour que le film de la matinée soit formidable.
Je fignole la préparation dans ma voiture. Sparadrap sur les têtons, vaseline entre les jambes...toutes des petites choses qui vous éloignent des grandes détresses...
Le soleil progresse et dompte sa timidité. Je décide donc de sortir de la voiture et entame une petite marche rapide pour me rendre jusqu'au bord du lac. Le commentateur articule ses premières phrases. La sono balance les premières musiques. L'ambiance monte.
A quelques minutes du coup de feu, je me lance dans un petit footing très lent. Il ne durera qu'une quinzaine de minutes. Pas plus. Sans accélération. Je n'ai plus froid. L'animateur nous demande de tous nous rassemblés sur la ligne de départ. Il n'y a pas de sas mais je me place dans les 50-70 premiers mètres. Je suis dans ma bulle. J'y suis entré sans m'en rendre compte. J'enlève mes 2 maillots, la casquette que j'accroche sur les barrières et j'attend...

La course
Le départ est donné. Il me faut bien une dizaine de seconde pour passer la ligne. Durant 2 bornes, je vais virevolter en toute quiétude entre les coureurs.

Les 2 premiers kilomètres sont courus en 8'14, soit 4'07 le km. Pas encore trop loin de mes 4' « minimum syndical ». Les 2 autres kilomètres sont réalisés en 7'40 soit 3'50 au kilomètre. Le 5ème encore en 3'50. Hum hum..... Je décide de vite réfréner mes ardeurs. Les 5 premiers kilomètres ont été courus en 19'45 soit 3'57 au km.
Le premier acte est passé. Pas de gamelle, pas de folie dans l'allure. J'ai réussi à me contenir.

Le premier ravito est aussi à porté de foulées et d'entrée je me gobe 2 lichettes de gel que je fais vite descendre avec un bon verre d'eau. "Là-dessus" (gel+hydratation), je serais « incorruptible » et à chaque arrivée au stand je réaliserai les mêmes gestes.
Il faut maintenant que je parle de l'allure que j'ai décidé d'adopter. Mon objectif est de réaliser 2h49'59. Mais je me suis entrainé à des allures supérieures tout au long de ma préparation. Pas une fois j'ai réalisé de séances à 4' au kilomètre. Toutes mes séances à allure marathon ont été réalisées entre 3'54 et 3'58. Je suis relativement confiant car dans aucune de mes séances qualitatives je n'ai connu d'explosion. Et puis je sais qu'avec 36' au 10 bornes réalisés il y a presque 2 mois et quasi 1,7kg en moins depuis, je peux passer sous les 2h49'59.
Je n'ai donc pas de vitesse ni d'allure déterminée. Juste la fourchette 3'54 (15,4km/h) – 3'58 (15,1km/h) en tête.
Le petit hic est que je n'ai pas paramétré correctement mon capteur de foulée et il me donne donc des vitesse trop basses.
Ca n'est finalement pas trop grave puisque j'ai décidé de réunir 4 données afin de réguler mon allure : le cardio, la ventilation, ma foulée et la vitesse affichée sur le polar (je rajoute, au regard des temps réalisés sur les premiers kilomètres, 0,3km/h). Avec ça je pense être en mesure de jouer la régularité.
Mes pulsations sont relativement hautes pour ces premiers kilomètres (87% de ma FC max) mais je ne m'affole pas. La ventilation est très correcte. Le stress du départ fait monter le coeur mais tout devrait rentrer dans l'ordre. Par contre, j'ai encore un peu de mal à ressentir « la bonne foulée ». Il faudra patienter un petit peu.
Et je ne me laisse pas intimidé par l'épreuve. C'est mon 5ème marathon, j'ai un 100km à mon actif et plusieurs trails supérieurs à 3 heures de courses. J'ai donc maintenant un peu, allé je tente le mot, d'expérience.
Le long peloton est silencieux. Du moins pour ceux qui sont à mes côtés. Nous sommes tous très concentrés.
Déjà, je devine ceux qui ne tiendrons pas le rythme : la respiration est le meilleur témoin. Certains se sont déjà installé dans une légère hyperventilation qui leur sera fatale dans quelques kilomètres.

Le 10ème kilomètre est atteind en 39'16. Mon allure moyenne à augmenter (de 3'57 je suis passé à 3'55.6) mais j'ai envie de faire un gros pipi !. Je me dis que ça va passer.
Régulièrement, je veille à bien détendre mes bras pour éviter les crispations. Et les kilomètres défilent. Je commence à retrouver une foulée déliée. Les jambes se libèrent. Mon corps et mon esprit ne font qu'un maintenant.
L'équilibre me paraît même trop parfait. Durant quelques minutes, le doute m'envahit : est-ce que je ne devrais pas ralentir et me contenter d'un 4' au kilo. afin d'assurer un 2h49'59 ?
Mais je me sens vraiment en harmonie avec moi-même et les conditions météos sont idéales. La température, malgré le soleil, reste fraiche et je ne ressent pas de « chaleur » intérieur.
Ce petit doute enfoui sous cette assurance me permet de calmer tout élan présomptueux.
Je me rend compte que le parcours n'est pas si plat que ça. Il est en fait constitué de 3 faux plats dont le plus long et le plus prononcé mesure tout de même 3km. Et comme c'est un aller-retour, ce que l'on monte on le descendra et vice-versa.

                          Profil du parcours du Marathon d'Annecy (Polar)                               
                                                   (cliquez sur l'image pour l'agrandir)
De temps en temps je quitte ma concentration pour me cramponner au paysage. Magnifique.
Je dois cependant reconnaître que je ne me suis pas souvent attarder sur le décor. Sans doute de peur d'y aller. Dans le décor.
15ème km harponné en 58'53. Ce qui donne 3'55.5 au km depuis le départ. Infime baisse de l'allure moyenne.
Mais moi sur le terrain je suis toujours à « usiner » le même rythme. Je me rend compte que ma FC moyenne a diminuée de 3 à 4. Je me sens vraiment de mieux en mieux. Mais j'ai toujours cette même envie d'aller vider ma vessie. Je me dis que je ne pourrais pas tenir ainsi jusqu'à l'arrivée.
A vrai dire, je n'ai finalement pas grand chose à dire jusqu'au kilomètre 28 !.
Enfin si. Je commence à me sentir de plus en plus « infaillible ». Cette sensation est développé par ma capacité à maintenir avec une insolente facilité mon allure dans le long faux-plat de 3 bornes. D'ailleurs mes pulsations s'élèvent à peine.
Le 20ème est épinglé en 1h18'22. L'allure moyenne a de nouveau augmenté (3'55.1).
Le semi est agrafé en 1h22'47 et je continue à répéter machinalement mon protocole alimentaire pré-ravito.
Nous avons fait demi-tour et nous commencons à croiser les coureurs de « l'aller ». Toujours pas ou peu de vent. Une petite alerte physique me donne un coup d'angoisse. J'ai un début de point côté gauche. Je détend vite mon bras gauche et reste ainsi durant une centaine de mètre en essayant de souffler à peine plus profondément.
Physiquement tout va bien. Pas d'ampoules qui se dessinent aux pieds. De toute façon je n'ai jamais été sujet à ce genre de désagrément.
Le 25ème km est accosté en 1h37'48. Mon allure à connue une bonne poussée : 3'54.7 de moyenne maintenant. C'est normal puisque je viens d'en terminer avec le long faux-plat de 3km que nous « escaladions » il y a à peine quelques minutes et que nous venons de descendre. Je me suis même permis de réaliser par 2 fois 1km en 3'47 et cela sans forcer.
J'hésite un instant à m'arrêter pour satisfaire le besoin naturel qui me taraude depuis le 10ème km. Mais je me dis que je risque peut-être de casser un rythme maintenant bien établi.
Au 28ème (si mes souvenirs sont exacts) j'arrive près du stand de ravito quand soudain ma course à faillit « basculer ». Je manque de me casser la figure en posant mon pied sur une bouteille au sol.
Plus de peur que de mal. J'arrive à rétablir la situation et repart juste avec une minuscule frayeur. Cette histoire à eu une conséquence positive : je n'ai plus envie de pisser.
Je commence aussi à légèrement gamberger. Le 30ème arrive. Le chiffre qui fait un peu, beaucoup, passionnément, à la folie frémir tout marathonien.


En même temps j'ai presque une confiance inébranlable en moi maintenant. Les jambes sont encore dynamiques, aucun signe de « détresse respiratoire » et mon rytme cardiaque dépasse à peine les 87% de ma FC Max.
En même temps, je sais que le mur ne prévient pas. Il ne vient pas frapper à ta porte et te dire : « bon, je t'attend au km 34 ! ». Non ! Non !.Il vient soudainement alors qu'il y a encore quelques minutes tu zyeutais innocemment la belle brune sur le bord de la route, au top jaune et au short bleu.
Tiens ! Le voilà justement le 30 ème rugissant...1h57'28. 3'54.9 de moyenne générale. Une légère petite baisse....
La météo est encore empathique. Il reste maintenant 12km à couvrir et je fais un nouveau retour sur moi-même et mes sensations. J'ai les jambes à peine plus algique mais rien d'affolant. Le mental peut facilement supporter ça. Parce que je sais que maintenant je vais devoir faire appel à cette « force » là pour pallier les éventuelles déficiences physiologiques. Suis-je un battant aujourd'hui, un guerrier ou un être friable ???. Je me sent très solide mais je suis maintenant totalement sur mes gardes prêt à prendre à tout moment la Muraille de Chine sur le pif.
Je suis moins fringuant maintenant alors qu'arrive les 35 bornes. Je ferais certainement maintenant moins attention si une petite brunette en short bleu et en top jaune se trouvait sur le bord de la route.

Même si elle enlevait le top.
Je tourne maintenant en 3'56 environ. Je faiblis quelque peu et mon allure générale moyenne « tombe » à 3'55.1 de moyenne. Le 35 ème kilomètre est empoigner en 2h17'11. Le premier est arrivé depuis 6 minutes.......
Les cuisses deviennent « grinçantes ». Le souffle est encore très correct et les pulsations toujours aussi basses. Le mental prend maintenant la place que le physique peine à garder. L'équilibre intérieur est donc conserver.
En 7km mon objectif de 2h49'59 ne peut plus maintenant m'échapper. Non, ça n'est pas possible. Sauf si la fin du monde est avancé aux minutes qui suivent.
Le 36ème km est couvert en 3'59.4
Le 37ème km en 3'58.6
Le 38ème en 3'58.5
Mais je continue à doubler des concurrents et, même si cela est un peu « tordu », cela me motive de les dépasser aussi vite. Je n'ose pas glisser un « courage !!! » ou un « allez accroche toi !!! » tant cela serais, je crois, déplacé et malvenu. J'ai vraiment mal aux jambes maintenant.
Mais le public est de plus en plus nombreux au fur et à mesure que l'on se rapproche de la ligne d'arrivée. Notre prénom est écrit sur le dossard et les spectateurs scandent des « allez Vincent ! » ou des « Vincent ! » répétés plusieurs fois. Comme je suis tout seul ils ont donc tout loisir de crier mon prénom. Cet égotisme me fait un bien fou.
 Je suis Haile Gebrselassié.
Le 39ème est couvert en 4' pile.
Le 40ème en 4'06.8. Cela devient laborieux mais je me dis que je n'ai pas le droit de flancher à 2 bornes de l'arrivée. Surtout que maintenant le public est omniprésent et hurle des « Vincent ! » en veux-tu en voilà. Ca me transcende. Je sens un regain d'énergie m'envahir et je demande aux spectateurs,en faisant régulièrement de grand geste avec mes bras, de crier encore plus fort !.
Je veux terminer comme un dragon.
Le 41ème je le dévore en 3'59.7
Le dernier kilomètre est très agressif physiquement puisqu'il est parcouru de virages « secs » qui demande une mobilisation musculaire dont je ne dispose plus du tout. Comme c'est difficile de relancer. Mais le public que je motive et qui me motive me donne ce surplus de force qui me permet de faire le 42 ème kilomètre en 4'01.5 !!!.
Les derniers 200 mètres je les savoure en fermant les yeux, en sprintant et en écoutant religieusement les centaines de personnes qui m'innonde d'encouragement !.
Je franchis la ligne. Je regarde vite mon chrono : 2h46.04.
Juste devant moi la 3ème féminine (kenyanne il me semble) s'écroule. Perte de connaissance. C'est compréhensible lorsque l'on regarde ses chronos. Au semi : 1h16'03 Temps final : 2h45'53.




Je n'en reviens pas. Même dans mes rêves les plus fous, je me voyais juste taquiner mon record. Mais pas le brûler ainsi.
Je suis submerger d'émotions. Je voudrais prendre un par un dans mes bras les spectateurs qui ont crié mon prénom.
Super public !!!
La course terminée, je remercie chaleureusement les bénévoles qui me tendent mon ravito. Et puis je file dans ma voiture me laver un coup et me changer car j'ai prévu de filmer l'arrivée de Zepp (ADDMISTE de l'Ultra Forum de Bruno Heubi)
Hum hum...problème : je me rend compte que j'ai laissé le papier sur lequel était écrit le numéro de dossard de Zepp, à la maison.
C'est comme ça !
Les animateurs sont déjà en train de « faire » les podiums. Je filme les champions. Kényans-Ethiopiens bien sur.
Et puis plus tard, dans l'après-midi, je filmerais le départ et l'arrivée du semi-marathon. Encore une histoire d'Africains de l'est. Ils sont toujours autant élégant dans l'effort. Même en fin de course.
A la maison je découvre que je suis même passé sous les 2h46'.
2H45'53
Je suis comblé. Vraiment heureux. Ca n'est qu'un chiffre, je sais, mais il est le résultat d'un plan d'entrainement personnel qui se voit validé par le terrain. Tout ça dans un cadre magnifique, avec une organisation,des bénévoles et un public formidable !.

What else ?

Cross du Creux de l'Enfer Dimanche 1er Mai 2011




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Site ouaibe : http://www.creuxdelenfer.com/

lundi 18 avril 2011

Préparation du Marathon d'Annecy 17 Avril 2011 : la 8ème semaine

En attendant le compte-rendu détaillé voici la dernière semaine et le JOUR J


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Fysiki : un site pour tous les sportifs par des sportifs.

"Fysiki c’est quoi ?"


"Fysiki est (sera) un service en ligne qui accompagne le sportif dans sa préparation physique. La finalité du concept est de permettre aux sportifs d’atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés grâce à des méthodes de préparation physique et des contenus pertinents qui émanent du haut niveau et de la recherche. L’outil intègre les caractéristiques du sportif (profil, morphologie et performances) régulées en fonction d’objectifs afin de proposer des programmes d’entraînements personnalisés. Ce concept exploite un procédé innovant (innovation récompensée par le ministère de la rechercher et de l’enseignement supérieur) qui est capable d’apprendre à connaître le sportif, de l’accompagner dans sa progression.

Découvrir le service sur Fysiki.com"

Un site ouaibe très interactif puisqu'il est possible de discuter sur "un mur" via un fil d'actualité.

Côté enregistrement des entrainements c'est très pratique et bien ficelé avec la possibilité d'importer des fichiers POLAR-GARMIN et autres.

dimanche 17 avril 2011

Résultat du Marathon d'Annecy 17 Avril 2011 : 2h45'53

Vrrrroummm
Vite fait : chrono réalisé --> 2h46'04 pour un objectif annoncé de 2h49'59.

Yeahhhhhhhhh !

RECTIFICATION : Temps réel --> 2h45'53


Pour ceux qui veulent les résultats rendez-vous içi

lundi 11 avril 2011

Préparation du Marathon d'Annecy 17 Avril 2011 : la 7ème semaine

A S-2 du Marathon d'Annecy je suis entré dans la phase d'affûtage et j'ai donc réalisé une semaine légère avec quelques morceaux d'allures spécifiques :

5 séances de CàP et 3 mini-séances de VTT en échauffement pré-CàP
  1. 2km Allure 10km
  2. 5km Allure 15km
  3. 5km entre Allure Semi et Allure Marathon
  4. 5km Allure Marathon 
En VTT :
31,2km - 1h30

Le but de cette semaine était donc de diminuer le volume mais de conserver les Allures spécifiques. Aussi j'ai greffé à 3 mini-séances CàP de mini séquences VTT afin de soulager mes jambes. Ces séances VTT précédaient la partie CàP.



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Bilan
A J-6 je n'ai pas encore retrouvé la pêche ni l'intégralité du dynamisme qu'il convient d'avoir pour réaliser un marathon. Je suis encore fatigué musculairement.
J'ai programmé seulement 2 mini séances de CàP avant Annecy et j'espère donc bien d'içi là être à 100% de mes capacités.
Le plus important maintenant et de gérer l'alimentation et la fatigue du boulot.

lundi 4 avril 2011

Recherche dossard pour le Marathon d'Annecy désesperément

Tout est dans le titre. Si vous connaissez quelqu'un qui a un dossard sur les bras mais qui ne peut finalement pas participer au Marathon d'Annecy, faites moi signe.
Merci

dimanche 3 avril 2011

Préparation du Marathon d'Annecy 17 Avril 2011 : la 6ème semaine

EN VRAC :

http://www.marathon-annecy.com/

http://www.facebook.com/marathonAnnecy#!/marathonAnnecy?sk=wall

Marathon :
Heure de départ : 8h30
Marquage :
Tous les kilomètres
Gestion des arrivées par procédé de lecture à distance (puces électroniques).




Temps officiel + temps réel.

Temps officiels communiqués tous les 5 kilomètres.

Des meneurs d’allure seront repérés par des ballons de couleurs différentes selon le temps programmé








 La 6ème semaine de préparation
La plus difficile physiquement. Car elle allie le quantitatif et le qualitatif.
Et comme d'habitude 5 séances dont 4 spécifiques pour un total :
  1. de 3,6km à VMA
  2. de 20km à Allure Marathon
  3. de 8km à Allure 15km.
En tout 94km pour 7h10 de "crapahutage".


Cliquez sur les images pour les agrandir

 
Après les chiffres, quelques mots
Une semaine qui se termine avec une bonne grosse fatigue musculaire. Je ne suis pas spécialement fatigué et encore moins épuisé. Comme on dit, "j'encaisse bien". Mais musculairement c'est plus compliqué. J'ai les cuisses un peu algique. Pas de blessure mais sans aucun doute de multiples micro-déchirures. J'ai maintenant besoin de récupérer.
Ca tombe bien ! J'entre dans ma phase d'affutage. Celle qui consiste à diminuer le volume d'entrainement mais à conserver l'intensité afin de faire disparaitre la fatigue tout en espérant un regain de forme.
Cela semble facile sur le papier mais ça n'est pas évident à gèrer. C'est une question de dosage.
Et à vrai dire je n'ai encore pas de certitude concernant les séances à placer cette semaine.
Ce dont je suis certain c'est que j'ai programmé de l'entrainement croisé avec 3 séances VTT combinéés avec de mini-séances de course à pied.
Avec mon job ou je marche non stop durant la journée il me faut absolument mettre au repos mes jambes.

lundi 28 mars 2011

Préparation du Marathon d'Annecy 17 Avril 2011 : la 5ème semaine

ASSIMILER
Assimiler "assimiler".
Il faut bien l'écrire 2 fois pour être bien certain d'avoir compris l'intérêt et saisit le sens de cet "entracte" dans cette 5ème semaine.
Mais ce n'est parfois même pas suffisant !. De la compréhension à l'action il peut encore y avoir mauvaise direction et même contresens.
Il faut dire que le coureur est parfois comme un jeune chien fou : il ne sait pas s'arrêter.
Il est pourtant sur les rotules (et Dieu c'est que c'est compliqué de courir sur les rotules), flapi, raplapla, six pieds sous-terre, exténué...
Mais rien n'y fait. Il est un sérial coureur. Il enchaîne. Il continue. Incontrôlable. Il fait des "aille" et des "ouille", il boitille et il claudique. Il est cuit. Son cerveau lui fait défaut.

Halte là !
Et c'est pourquoi le plan d'entraînement (PE pour les intimes) joue un rôle fondamental et indispensable. C'est un "garde-fou" (mot qui en l'occurrence convient parfaitement...). Il y est écrit noir sur blanc qu'il faut un temps pour se "régénérer". "Sur 4 semaines lourdes, tu t'accorderas 7 légers jours". C'est le précepte qui est souvent conseillé. Le PE te recentre, te recadre. Il te dit à quel moment et de quelle manière tu dois reprendre haleine, souffler.
Sans ce PE, il est plus compliqué de garder le contrôle de son immodestie. Sauf à être un vieux de la vieille.
Bref, tout ça pour vous dire que cette semaine était ma semaine d'assimilation des 3 semaines précédentes.

Des séances enclumes aux séances plumes
Enfin pas tout à fait.
S'il est vrai que cette semaine je n'ai fait gambader que 3 fois ma carcasse légèrement défraîchie par le poids des bornes dépassées, j'ai quand même animé mon squelette (là aussi c'est le mot qui convient !) de façon conséquente et énergique Samedi et Dimanche. Mais après 5 jours de relaxitude avec 3 sorties VTT et une séance course à pied.

Illustration
Aux quelques novices qui viendraient s'échouer sur la plage de mon site et qui aimeraient avoir quelques exemples de PE ou qui souhaiteraient appréhender le mot ASSIMILATION, je vous livre 2 excellentes adresses :
 Celui de "l'ultraiste" JP75018 :  http://jp75018.blogspot.com/2011/03/plan-sur-8-semaines-pour-le-12h-des.html
 et celui du marathonien Olivier : http://maratholiv.free.fr/blog/index.php?post/2011/03/27/Preparation-marathon-de-Paris

Ma 5ème semaine d'entraînement

                                                      
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Captures d'écran réalisées sur le site http://www.jesuisuncoureur.com/

dimanche 20 mars 2011

Préparation du Marathon d'Annecy 2011 : les 4 premières semaines

;-)))
Hier soir, alors que je discourais en toute simplicité avec mon égo, j'ai appris par ce dernier que vous vous languissiez de moi et de mes exploits pédestres.
Je suis sincèrement désolé de vous avoir peiné, vous mes fidèles adorateurs.
Aussi, pour satisfaire votre incommensurable besoin d'avoir des nouvelles du champion hors-du-commun, je vous livre sur ce billet les 4 premières semaines de ma préparation pour le Marathon d'Annecy.

Avant de vous prosternez devant mon humilité veuillez donc trouver çi-dessous ma lumineuse préparation.

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          Captures d'écran réalisées sur le site http://www.jesuisuncoureur.com/

Ps : Humour --> "Forme d'esprit railleuse qui attire l'attention, avec détachement, sur les aspects plaisants ou insolites de la réalité." (http://www.cnrtl.fr/lexicographie/humour)