BIENVENUE !

Courir c'est prendre le temps de réfléchir.

lundi 30 novembre 2009

Cross et questionnements...

"Dis ! Après quoi on coure ?..."

(Musique M "Est ce que c'est ça ?")

samedi 28 novembre 2009

Challenge des Trails du Jura 2010

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A TRAVERS LE JURA

C'est nouveau...c'est beau...c'est sympa...c'est le Challenge 2010 des Trails du Jura !
Qu'est ce que c'est que ça ?
C'est simple : ce challenge regroupe 7 trails qui comprennent en fait 14 courses (trail court et trail long pour chaque trail organisé).


Pour avoir toutes les infos sur ce Challenge rendez-vous là ---> ¤

jeudi 26 novembre 2009

Cross du Progrès 2009 à Montciel (Lons Le Saunier)


Boue gadoue !
Hummm....
Mon nez commence à se dandiner sur mon visage. Il hume les effluves naissantes de la boue et gadoue hivernales. Les cross se profilent à l'horizon !. Et je m'en réjouis !.
A vrai dire, j'ai déjà esquissé en guise de préliminaires quelques pointes sur des parcours cross made in moi-même. Mais uniquement du cross light avec beaucoup de séances d'endurance relax et 2 ou 3 sorties approchant l'allure cross.


"On dirait que ça t'gêne de marcher dans la boue..."
Pas du tout.
J'ai 3 cross officiels dans mon programme perso. Le premier se déroulera le Dimanche 13 décembre à Lons Le Saunier, le second le Dimanche 10 Janvier à Chalon Sur Saone (départementaux) et le troisième le 24 janvier au Creusot (Régionaux).


"Demandez le programme !"
Voici donc l'affiche officielle de mon premier cross de l'année. Il se déroule sur le Plateau de Montciel. Un lieu que je connais bien puisque c'est souvent le départ de mes séances longues spéciales trail. Le terrain peut être intéressant si la pluie a fait son apparition. Sinon le sol sera trop stable pour que l'on puisse parler de vrai cross. A voir donc!.

La distance est idéale pour moi car elle n'est "que" de 8,470km. Elle entre dans ma préparation générale et n'est pas un objectif principal. Ce cross représente en fait l'entrée dans ma prépa spécifique pour les 2 autres cross de janvier (Départementaux et régionaux) qui eux seront mes principales cibles.




Pour plus d'infos, je vous invite à vous rendre içi .

mardi 24 novembre 2009

De mon temps...

Pour étayer mon post publié le mercredi 18 novembre 2009 et intitulé "Les Hommes d'aujourd'hui sont des petites natures", voici un court passage d'un article intitulé "Poids et activité physiques" extrait du site http://www.aemed.org/medsport.htm#poids et signé Denis Riche :

"L'ENTREE DANS LA VIE INACTIVE :
Les informations précises recueillies à ce propos nous révèlent que les activités physiques de nos ancêtres, à l'époque du Paléolithique, suivaient un rythme hebdomadaire bien particulier ; les hommes chassaient d'un à quatre jours non consécutifs par semaine, avec des journées de repos intercalées, alors que les femmes s'adonnaient à la cueillette de végétaux tous les 2-3 jours. Là ne s'arrêtaient pas leurs occupations : il leur fallait aussi fabriquer des outils, surveiller les enfants, dont le périmètre de jeu était très important et dont estime que lors de leurs deux premières années ils étaient portés sur pas moins de 1500 km. S'y ajoutait encore la découpe du gibier, la préparation des vêtements, le transport de l'eau, celui du bois pour le feu, et le déplacement des camps. Enfin les danses, qui n'avaient rien de slows langoureux, constituaient la principale activité récréative, plusieurs heures par nuit, plusieurs nuits par semaine, ce qui fera certainement regretter à quelques-uns de ne pas être nés à cette époque! Quoiqu'il en soit, tout ceci représentait une sacrée dépense calorique, qu'on sait relativement bien estimer. A titre d'illustration, on considère que les Occidentaux ont actuellement une dépense énergétique journalière totale qui équivaut simplement au métabolisme de repos des hommes préhistoriques. Cette nette réduction de la dépense explique sans doute l'augmentation de l'adiposité et la perte de masse musculaire associées à la sédentarité actuelle. Pour mieux caractériser cette tendance à l'oisiveté générale, considérez ce qui suit : pour qu'un Américain moyen arrive à approcher la dépense énergétique totale des cueilleurs-chasseurs, il devrait ajouter quotidiennement 17 calories par kg et par jour. Ceci correspond à l'accomplissement de 17 km de course ou de 24 de marche chaque jour.
Pour la première fois dans toute l'Histoire de l'humanité, nous vivons dans une société où ne sommes plus en mesure de nous confronter aux limites ultimes de notre patrimoine génétique, on subit même une sorte de "désadaptation" désastreuse, très voisine de celle rencontrée par les champions au moment de leur retraite sportive. A cet égard, le phénomène "Inuit" nous fournit de précieuses informations. Un groupe de scientifiques a décidé à la fin des années 60, de se livrer, tous les 10 ans pendant 30 ans, à une évaluation systématique des aptitudes physiques d'un groupe à la fois important et représentatif de cette ethnie (14). Trois séries de mesures furent ainsi obtenues, en 1970, puis en 80 et en 90. Entretemps, la civilisation est arrivée à eux, les soumettant à une sédentarisation et à une occidentalisation radicales dont on a pu mesurer les conséquences catastrophiques (voir le tableau). L'arrivée généralisée des motoneiges, du mobilier de cuisine et du chauffage central s'est accompagnée, en l'espace de deux décennies, d'une prise de masse grasse, d'une diminution de la force et d'une chute de VO2 Max. La supériorité qu'ils manifestaient par rapport aux Américains, en 1970, sur le plan physique, est déjà bien moins évidente en 1990, même si un petit écart subsiste encore. On peut penser que le même phénomène ayant touché les populations occidentales avec l'avènement du monde industriel, il est fort possible que les recommandations actuelles, concernant le niveau d'activité physique souhaitable, soit une sorte de consensus mou imposé par l'indolence ambiante. CORDAIN n'hésite en tout cas pas à écrire : "D'un point de vue évolutionniste, c'est le mode de vie sédentaire des pays riches de l'époque contemporaine qui constitue un extrème, pas celui qui a prévalu pour l'Homme depuis nos origines jusqu'à l'ère industrielle." L'essor de sports extrèmes comme le triathlon constituerait alors une sorte de retour aux sources..."

Calendrier 2010 Courses Hors Stade Saone Et Loire

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Calendrier 2010 Courses Hors Stade du Jura

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mercredi 18 novembre 2009

Les Hommes d'aujourd'hui sont des petites natures

Je vous livre tel quel un article trouvé sur le web. Je pense que d'içi quelques temps l'excellentissime magazine "SPORT ET VIE" réalisera lui aussi un article sur les capacités extraordinaires de nos ancêtres.
Ce qu'il y de certain, c'est qu'au regard de l'histoire de l'Humanité, les capacités de l'Homme actuel se sont effondrées dans une période très courte. Ce qui n'est certainement pas sans conséquences pour notre santé.

"L’homme moderne, cette mauviette
Un archéologue australien a tenté de comparer les performances physiques de l’être humain depuis 30 000 ans : elles n’auraient jamais été aussi faibles qu’aujourd’hui.

05.11.2009  Elke Bodderas  
Die Welt

Ils sont nés environ 30 000 ans trop tôt. Si les hommes et les femmes de Néandertal avaient participé aux premiers Jeux olympiques, en 776 ans avant J.-.C, ou à ceux de Pékin l’an dernier, l’homme moderne n’aurait pas eu la moindre chance. Tout se serait joué entre néandertaliens. Aujourd’hui, personne ne leur arriverait à la cheville sur le plan des capacités physiques. C’est du moins la conclusion de l’Australien
Peter McAllister, archéologue et paléoanthropologue de Perth, qui a rassemblé données historiques, études de fossiles et observations ethnologiques dans un livre intitulé Manthropology : The Secret Science of Modern Male Inadequacy [Andropologie : la science secrète de l’inadéquation de l’homme moderne]. McAllister s’intéresse aux performances physiques de l’humanité depuis l’apparition d’Homo sapiens ; et il juge que sur ce plan l’homme actuel fait bien pâle figure par rapport à ses ancêtres. Les soldats romains, plus costauds que nos sportifs Le paléoanthropologue se fonde par exemple sur les empreintes de pieds fossilisées laissées par des Aborigènes sur un sol glaiseux d’Australie au cours d’une chasse, il y a près de 20 000 ans : six hommes poursuivant un animal à pleine vitesse. Après avoir analysé ces empreintes, McAllister affirme que ces chasseurs devaient se déplacer à 37 km/h. A titre de comparaison, Usain Bolt, détenteur du record mondial, court le 100 mètres à 42 km/h. “Si ces chasseurs aborigènes s’entraînaient dans les conditions actuelles, avec des chaussures spéciales et en courant sur une piste d’athlétisme recouverte d’un revêtement synthétique, ils pourraient facilement atteindre les 45 km/h”, poursuit le chercheur. McAllister retrouve également ce genre de supériorité sportive chez les anciens Tutsis du Rwanda. Des photos prises par des anthropologues il y a une centaine d’années montrent que certains étaient capables, lors de cérémonies rituelles, de sauter sans aide jusqu’à 2,52 mètres de haut, ce qui constituerait un record mondial aujourd’hui. Certaines données sur les civilisations antiques révèlent également que les hommes de cette époque étaient capables de performances sportives remarquables. Les soldats romains parcouraient chaque jour une distance équivalent un marathon et demi, et ce avec un équipement complet qui correspondait à la moitié de leur poids. Mais les marathoniens d’aujourd’hui ne seraient pas les seuls à paraître lamentables face à leurs lointains prédécesseurs. Les équipes de rameurs modernes se feraient laminer par les 30 000 rameurs qu’Athènes utilisait sur ses navires. Et les Aborigènes, non contents d’être d’excellents coureurs, auraient également fait des lanceurs de javelot hors pair, capables de propulser leur lance jusqu’à 110 mètres. Mais ce qui fascine le plus McAllister, ce sont les aptitudes sportives des néandertaliens. “Les femmes de Neandertal possédaient une masse musculaire supérieure de près de 10 % à celle des hommes européens d’aujourd’hui. Dotées de bras nettement plus courts, elles auraient pu, avec un entraînement adapté, battre Arnold Schwarzenegger au bras de fer, même au temps de sa splendeur”, affirme l’anthropologue. Bence Viola, de l’institut anthropologique de l’université de Vienne, est du même avis. “Nous savons que les premiers chasseurs-cueilleurs étaient beaucoup plus musclés que les hommes d’aujourd’hui. Cela se voit à leurs squelettes, incroyablement robustes”, explique Viola, qui dirige notamment les travaux sur le site paléolithique le plus connu d’Autriche, à Willendorf, non loin du Danube. L’homme de Néandertal aurait toutefois eu un ancêtre encore plus balèze, Homo heidelbergensis. Avec ses 120 kilos, Homo heidelbergensis redonne espoir à ses arrière-arrière-arrière petits-enfants accros au fitness. “La masse osseuse et musculaire de l’homme s’adapte aux charges qu’il est amené à porter, un peu comme le bras d’un joueur de tennis”, explique Viola. La sédentarisation, ennemie de la force physique Tout n’est malheureusement pas qu’une question d’entraînement. Il existe aussi des facteurs climatiques qui déterminent la longueur des extrémités. Une règle d’or veut que les membres des habitants des régions chaudes soient plus fins et plus étirés que ceux des peuples des zones froides, car les premiers ont besoin de pouvoir rejeter beaucoup plus de chaleur. Chacun pourra se convaincre de la validité de cette loi naturelle en comparant les longues extrémités des Massaïs, des Tutsis ou d’autres peuples d’Ethiopie à celles des Inuits, par exemple. McAllister fait remonter la décadence de l’homme moderne au début de la révolution industrielle, mais pour Viola cette perte osseuse et musculaire est beaucoup plus ancienne et date de la sédentarisation de l’homme et de l’abandon de la chasse. “Nos os longs étaient déjà plus fragiles après la révolution du néolithique, car l’agriculture nécessitait moins de capacités que la chasse.” Sans compter que la force physique n’est plus aussi sexy aujourd’hui. “Les chances d’accouplement ne dépendent plus de nos qualités de chasseur mais du montant de notre salaire. Or on gagne plus aujourd’hui en travaillant dans un bureau que sur un chantier de construction”, conclut Viola. "

lundi 19 octobre 2009

Retour à Chaussin

Préambule
C'est chaussé de mes chaussons que j'ose vous causer de Chaussin ( à dire 10 fois à toute vitesse).

Juste un petit brin de causette pour vous parler au moins du vainqueur du jour : Régis Roux.

Pour la petite histoire, à un quart d'heure du départ, Régis n'était toujours pas inscrit car il n'avait pas son certificat médical (ni sa licence j'imagine...on est dans le même club). Mais il a réussit à trouver le docteur-sauveur de derrière les fagots qui lui en a rédiger un.

Costaud le gaillard
RR* a quand même été international en course de montagne et vous couvre par exemple un 21,1km en 1h08-1h09.
Par exemple, Régis Roux est quand même capable de remporter en 1 h 09 le semi-marathon de Semur-en-Auxois un dimanche matin, avant de s'imposer le dimanche après-midi sur le 10 km de Dole, dans le temps de 32'40.(Dimanche 11 octobre 2009).

Conclusion
La morale de l'histoire : courir après un docteur juste avant une course...c'est finalement une super mise en jambes ! ;-)


RR* : Régis roux pour les intimes !.

samedi 17 octobre 2009

10 kilomètres de Chaussin

Comme ce fut laborieux !!! J'aurais presque envie de conclure ce billet par cette appréciation !.
J'ai "pioché" tout le long. A la recherche d'un second souffle tout au long de la course, j'ai retrouvé ma respiration une fois la ligne franchie. C'est comme si j'avais fait 10 bornes en apnée. C'est le type de course ou tu te dis à la fin que t'es complètement braque d'avoir enchaîné les foulées avec cette souffrance là.

Au 5° kilomètre j'ai failli tout stopper. Et puis je sais pas pourquoi, j'ai continué. Comme un malade mental qui ne se contrôle plus !.
Je ne me suis pas arrêter, je crois, uniquement parce que je n'ai jamais abandonner une course. Tout simplement.
J'aurais pu tout autant ralentir après le 5° kilo et terminer en déroulant...peinard.... .

Pensez donc ! .

J'ai gaillardement continuer à m'auto punir comme un vrai fada !

Et jusqu'à la fin j'ai eu les poumons écrasés par dix porte-avions et les jambes lestés par une quinzaine de sous-marins.

Bref, j'ai été victime d'un attentat physiologique de grande ampleur. Et le coupable c'est moi-même.

A part ça, tout va bien ;-).

Pour conclure, j'ai réalisé 36'32 à mon chrono. Sans commentaire.

Ps : un billet d'humeur à ne pas trop prendre au sérieux quand même.
:-)))

lundi 12 octobre 2009

Doigts prolixes...

Fichtre...ma réapparition se déroule sous le signe d'une exubérante jacasserie !

C'est juste histoire de causer de ma séance du jour :

Une séance dans un bois communal avec un sentier défriché par moi-même dans lequel je réalise mes séances type cross. Depuis 3 ans maintenant, il y a un fou furieux qui pendant 4 après-midi environ, taille les branches, nettoie et lustre ;-) le sol, afin que son entrainement hivernal se déroule sur ce chemin souvent boueux. Ce circuit est une boucle de 0,99km précisément qui comporte descentes -côtes - relances - obstacles à franchir...bref c'est un vrai cross avec des bons morceaux de boue dedans, parfois avec une petite hauteur de neige en guise de Chantilly.

Et aujourd'hui donc,sur ce terrain légèrement glissant, j'ai chaussé mes pointes pour croquer la séance suivante :

3x0,99km entre l'allure 5km et 10km avec une récupération d'1 minute entre chaque fraction...suivi de 2 boucles enchainées de 1,98km toujours à la même allure. J'avais décidé tout de même de pas trop me livré car Samedi je vais courir un 10km à Chaussin (Jura).

La séance c'est bien déroulée malgré celle d'hier (qui consistait à apprivoiser mon allure 100km via une sortie longue de 20km).
La ventilation, les appuis et les foulées ont été correctes. J'aurais pu enchainer encore un 0,98km ce qui est un bon signe.
Par contre des petites douleurs commencent à me tenir compagnie, signes de fatigue résultant de l'augmentation quantitatif et qualitatif de mon entrainement ces deux dernières semaines.

Prochainement, je mettrais au clair ma préparation pour le 100 bornes du moi de mai.

De retour...

Oui, de retour !.

Et non, je n'avais pas la grippe Machin N1. J'étais juste un peu débordé sur mon côté gauche et mon côté droit.
D'ailleurs je le suis toujours un peu. Débordé.

Bref...quoi de neuf ?

De l'ordinaire : mon addiction à l'enchaînement des foulées ne s'est pas dissipée. Je crapahute toujours.

Depuis le Trail Du Hérisson j'ai enchaîné les séances de course à pied. J'ai aussi couru un 10 bornes (10km de la Voie Bleue à Macon) qui ne restera pas longtemps dans ma mémoire (chrono bof et pluie battante).

Samedi après-midi à 15h15 j'ai un 10km qui me tend la joue. Les 10km de Chaussin.
A vrai dire je suis un peu fatigué car j'ai débuté mon plan pour ce fameux 100km de la quarantaine. ;-) mais aussi et surtout par ce que j'ai à nouveau intégré des séances de rythme, de la vma en prépa de Chaussin mais aussi parce que j'ai commencé les sorties longues à allure spécifique 100km.

Pour en revenir à ce 100km, mon choix semble se diriger vers Chavagne -en Pailler ou alors Steenwerck. Ces deux 100km se déroulent dans la même semaine au mois de mai.
Ma préférence va à Chavagne pour l'instant.

@+

mercredi 26 août 2009

CR Trail du Hérisson

:-))

Voilà !.

J'ai donc couru dimanche durant 2h46'15 sur les 33km du Trail du Hérisson à Chaux-Du-Dombief.

Un superbe trail qui nous faisait entre autre longer le lac de Bonlieu, arpenter la multitude de "sauts" des Cascades du Hérisson , escalader le Pic de l'Aigle et atteindre le bélvédères de 4 lacs.

1500 mètres de dénivelé positif (perso, sur mon polar, j'ai 1000 mètres en + et 1020 en -).
132 participants sur le 15km et 107 sur le 33 km.

Et pour couronner le tout un soleil radieux et une organisation irréprochable ! (Bravo aux bénévoles !).

Je termine 8° et surtout j'ai vécu une course avec d'excellentes sensations de bout en bout. Bien sur, les derniers kilomètres ont été difficiles mais la gestion de ma course m'a permis de ne pas m'effondrer à un quelconque moment du trail.

A vrai dire, j'étais surtout anxieux par rapport aux descentes et à leurs effets destructeurs.
Mais l'entraînement réalisé en amont m'a permis de limiter les dégats. Cependant, je dois avouer que je n'ai vraiment pas descendu les derniers raidillons commes les premiers. Autant au début je dévalais littéralement les pentes sans aucune retenue, autant dans les dernières la fatigue avait pris le dessus et m'empêchait totalement de descendre à tombeau ouvert. J'avais plutôt le frein à main. Et ceci de manière "involontaire". J'utilise le mot "involontaire" car c'est comme si mon cerveau avait interdit à ma "volonté consciente" de dévaler les derniers dénivelés descendants afin de m'épargner la blessure certaine résultant de la fatigue !.
Je voulais être déraisonnable mais mon cerveau me l'interdisait !. En tout cas ce fût un drôle de sentiment !.

Oui...je sais...ça n'est peut-être pas très clair pour vous...mais pour moi ça l'est ! ;-)

Ce dont je suis certain maintenant, c'est que les descentes méritent un entraînement véritablement spécifique !. Le mien fut important mais pas assez !. Il est essentiel d'avoir les quadriceps solides et musclés car les contractions excentriques très violentes lors des descentes vous ruinent la capacité à maintenir des appuis corrects pour la suite des kilomètres !.





Descentes et montées...voici d'ailleurs le graphique de l'altitude et de ma courbe cardiaque durant ce trail.


Un petit mot sur le vainqueur qui a survolé la course : David Emmanuel qui a un record sur marathon en 2h19 et sur 10km route de 29'. ses performances

A bientôt !

lundi 10 août 2009

Sortie Longue et Louis Armstrong

Hier, j'ai effectué ma dernière sortie longue.

Je l'ai réalisé "dans les conditions" du jour J.

Ce jour J correspond au Trail du Hérisson (Dimanche 23 Aout - 35km).

Il faut donc penser à tout : heure de lever - repas d'avant-course - matériel utilisé - etc... , une mise en situation obligatoire quand on veut, un temps soit peu, réaliser un objectif de manière convenable et éviter au maximum les...déconvenues et autres "imprévus" (aléas climatiques par exemple...). La course à pied est un sport qui ne s'improvise pas (en compétition j'entends).

Cette "répétition générale" s'effectue bien évidemment avec une certaine fatigue physique et une fraîcheur mentale quelque peu émoussée, conséquences logiques des semaines de préparation à cet objectif. Mais je suis confiant car j'ai bien absorbé la charge des séances tout en évitant LA blessure. Il faut dire aussi que mes 3 semaines de vacances (encore cette semaine de vacance pour peaufiner l'ensemble) m'ont permis d'augmenter à la fois la DURÉE, le KILOMÉTRAGE et l'INTENSITÉ de l'entraînement mais aussi d'améliorer la RÉCUPÉRATION.

4 paramètres essentiels pour qui veut réaliser une "performance".

Le 4° paramètre (la RÉCUPÉRATION) est trop souvent négligée.

Quand on est "jeune", on peut se le permettre. Quand on approche ou que l'on dépasse la quarantaine, on ne peut pas en faire fi. ;-)

Ainsi, je fais particulièrement attention à 2 éléments : au SOMMEIL (siestes obligatoires) et à l'ALIMENTATION (HYDRATATION y compris) avant, pendant et après les séances. Ce que je ne faisais pas auparavant ou du moins avec beaucoup moins de sérieux. Petit à petit ces 2 critères deviennent des automatismes et j'en ressens les bienfaits.



Bref, tout ça pour dire que je suis très attentif aux paramètres "contrôlables" afin de faire face,dans les meilleurs dispositions, aux paramètres "incontrôlables" et autres impondérable.



Revenons à nos moutons et à cette "simulation light" du jour J. Je dis light car il serait bien sur aberrant de reproduire à l'identique l'effort produit durant la compétition. Pour le coup, c'est le contenant qui a de l'importance et un peu moins le contenu.



Cependant, à 2 semaines de cet objectif, je me suis astreint à un "WEC". Qu'est-ce-qu'un "WEC" me demanderez-vous ? C'est tout simplement un Week-End Choc.



Finalement, ce concept de "WEC", beaucoup de coureurs d'endurance le réalisent lorsqu'ils préparent un objectif spécifique supérieur ou égal au marathon. Seulement, les coureurs ne lui mettent pas de nom.



Guillaume Millet, si !.



Ainsi, dans le hors série N°3 (Août 2009) du magazine "Esprit Trail", on trouve un article intitulé "Réussir un ultra trail" dans lequel sieur Guillaume Millet (d'abord originaire du même village que moi, ancien skieur de fond de haut niveau, actuellement coureur à pied et accessoirement professeur de physiologie de l'exercice à l'Université Jean Monnet à Saint-Etienne) explique la chose suivante :



"le vrai secret pour préparer un ultra, ce sont les "week-end chocs" qui consistent en des enchaînements de 2 jours (...) de rando-course, soit entre 6 et 10h par jour. L'objectif est de faire du travail réellement spécifique sur le plan de l'intensité, de la durée, de l'alimentation (...) et du matériel (bâtons, chaussures, vêtements chauds et imperméables, sacs à dos, etc). Les "WEC" permettent surtout de travailler l'endurance musculaire, qui est pour moi le facteur N°1 dans les déterminants de la performance. Attention, ne pas oublier de récupérer 3 à 5 jours après un "WEC"(...).




J'ai donc réalisé ce "WEC " avec un samedi (à midi) comprenant une séance de 16,3km (1h15) composée ainsi :





  • 4,5km échauffement



  • 5km à allure 15km (récup de 5')



  • 3km à allure 15km (récup de 7')



  • 1km à allure 5km


  • et puis enfin récup. active.


Cette séance m'a permis d'enchaîner le lendemain matin avec une fatigue musculaire prononcée
sans être pour autant rhédibitoire pour le bon déroulement de ma sortie longue dominicale.



DIMANCHE : Lever à 5h15 pour manger mon gateau sport de la marque Décathlon (Aptonia). C'est la première fois que je l'utilise et c'est donc un test. En tout cas il est pratique car il y a 3 sachets. 1 sachet représentant une part. Et surtout il est bien moins cher que les marques spécialisées dans l'alimentation sportive. Il ne coute "que" 7,90 euros quand toutes les autres marques vendent leur gateau énergétique 3 euros de plus !.



Miam-miam...c'est qu'il n'est pas mauvais du tout !.



La météo semble idéale. Il va faire beau et je distingue au loin de grandes nappes de brumes. Il fait frais.Toutes mes affaires pour cette séance du jour ont été préparées la veille. Aussi, depuis dimanche dernier, j'ai opté pour une ceinture-gourde au lieu de mon Camelback.



Cette ceinture gourde comprend 4 petits flacons de 125ml chacun. Un total donc de 500ml bien suffisant pour un trail de 35km qui comprend en plus 4 zones de ravitaillement. Je pourrais donc à la limite ne remplir que 2 flacons au départ et attendre les zones de ravito pour les "re-remplir". C'est donc un gros avantage par rapport à mon camelback. Le but étant d'être le plus léger possible tout en gardant un bon confort de course.



8h10 : je prends ma yellow kangoo direction le plateau de Montciel, lieu de départ de ma dernière sortie longue. Et c'est la plus longue : 2h30 d'ascensions et de descentes quasi non-stop avec 850 mètres de dénivelé positif.



8h34 : je démarre la séance tranquille car en plus d'être longue, elle va être aussi ponctuée d'ascensions à allure de course. 8 côtes précisément. Toutes très raides. D'une longueur allant de 500 mètres à 4,9km. Mais qui dit montées, dit aussi descentes. Et j'en ai 7. Mais j'arrive maintenant à les encaisser sans trop de "dommages collatéraux".



D'ailleurs, au bout de 1km, voilà la première descente : 1km sur un sentier terreux très technique. Il faut déjà être très concentré, faire attention aux pièges (racines-cailloux) et éviter de se laisser trop emporter par la pente.



Voilà, j'en ai terminé. J'arrive dans le jolie village fleuri de Courbouzon. J'ai à réaliser 1km de plat sur du bitume. Je me sens bien et cette fraicheur brumeuse est très agréable. La séance d'hier ne m'a pas trop entamé. En tout cas il n'en a pas résulté de micro blessures.




Première côte : 1km raide sur terrain caillouteux et terreux afin d'atteindre le sommet de la Côte de Grand Champ. J'accélère le rythme progressivement et passe de 117 bpm à 156 au sommet. 176 étant ma fréquence cardiaque maximale...j'ai donc encore de la marge.




De toute façon le but est de courir plusieurs portions (les côtes en l'occurence) de parcours à l'allure que j'aurais durant le Trail du Hérisson. Et comme je run toujours avec mon cardio, j'arrive à controler mon effort et à ne pas me mettre dans le rouge.



Par le passé (on dirait un vieux combattant), j'ai réaliser un trail (Trail de Cousance) de 45km (3h44 d'effort), très accidenté, avec 149 bpm de moyenne et en ne dépassant pas 160 bpm même dans les bosses les plus féroces.



Si je me réfère aux 3 marathons courus, Lyon 2002 (3h00'01) et 2003 (2h47'12) avec pour tous les deux 156 de bpm et celui de Lausanne en 2004 (2h49'07) -162 de bpm - , je pense que je vais courir ce Trail en 3 heures 15 maxi (si je ne me perds pas !) et que ma moyenne de BPM va tourner autour des 156.



Le but donc de cette sortie longue est de ne pas dépasser les 160 de BPM dans mes accélérations et de les gérer autour des 150 - 160 BPM. Le reste étant couru entre 60 à 70% de ma fréquence cardiaque maximale.



1° bosse avalée sans soucis. Le paysage est chouette. En contre-bas il n'y a pas de visibilité car les brumes se sont couchées sur les toits des maisons.



J'ai 1,4km de plat dans la prairie avant d'entamer la 2° descente. 900 mètres sans grande difficulté sur un sol caillouteux.



60 mètres plus bas, c'est le départ de la côte la plus longue : 4,9km et 250 mètres de dénivelé pour atteindre le sommet "désertique"de la séance : la Huarde à 556 mètres d'altitude.



Les 3 premiers kilo. se font sur un chemin caillouteux carossable. Ensuite, et "jusqu'en haut", c'est un sentier mi-herbeux mi-terreux.



J'atteinds le sommet avec de bonnes sensations. Mon souffle est haletant mais c'est normal car j'ai accéléré sur les derniers 500 mètres assez pentu. Enfin...quand je dis accéléré...tout est relatif !...car c'est sans doute le moment ou je suis allé le moins vite !



Zoum...c'est parti pour 4km300 de descentes. le début se déroule dans l'herbe sur 500 mètres, ensuite sur 1,5km c'est du bitume et enfin, la suite est un chemin caillouteux.



Au terme de la descente, je reprend le parcours de l'aller pour 2 kilomètres. Ce que j'avais descendu tout à l'heure je le remonte. J'en suis à 1h20 d'effort et tout est OK : muscles, ventilation et l'envie d'en découdre toujours là !.



Accélération dans cette bosse pour rejoindre le sommet de La Côte de Grands Champs. Puis, au lieu de continuer sur le chemin du retour, je bifurque sur la droite pour à nouveau dévaler une pente de 100 mètres de dénivellé sur 800 mètres. En bas je retouve le village de Courbouzon que je quitte aussitot pour rejoindre la Vierge... .Seulement, pour la retrouver, je ne dois pas faire un signe de croix mais juste diminuer la longueur de ma foulée tant le sentier très étroit que j'emprunte est abrupt. 500 mètres d'ascension sous un soleil maintenant bien présent.



Je vois la Vierge...la dépasse est lui dit bye-bye...pas le temps de lui faire la causette. Il faut que je retourne sur le Plateau de Montciel !



Descente-plat sur Courbouzon puis montée sur le Plateau De Montciel.



Voilà, j'y suis...2h04 d'effort et encore la pêche ! J'ai 30 minutes à caser. Je décide donc d'aller vadrouiller sur le plateau d'en face : La Côte de Mancy. Je n'ai jamais traîné mes baskets là-bas et c'est donc l'occasion d'aller découvrir ce coin. Ce que je sais c'est que certains y pratiquent l'escalade.



A nouveau donc, je reparts pour une descente. Elle est goudronnée mais ne dure que 900 mètres.



Et devinez ? Bein v'là t'y pas que ça remonte ! Et pas qu'un peu : 1,265 km pour 100 mètres de dénivelé. Puis ensuite c'est un rendez-vous avec un plat relatif d'1,1km pour crapahuter de nouveau sur 500 mètres et me retrouver enfin sur la Côte de Mancy.



Cet endroit n'est pas anodin puisqu'il est classé Réserve Naturelle Régionale. C'est assez désertique, dénudé mais je cours au milieu des papillons et pour clore une séance c'est super sympa !. Seulement, j'en suis à 2h27 d'effort et il faut que je retourne sur le Plateau de Montciel en face. Ca n'est pas très loin mais je vais dépasser le temps d'entraînement que je m'étais auto-prescrit !. Et c'est part pour 1,4km de descente à travers les sentiers de Mancy. Je fais particulièrement attention car la fatigue est tout de même présente et j'aurais vite fait de "lacher" un appui et de me tordre la cheville.



8 minutes plus tard je suis à nouveau au pied de Montciel. Il ne me reste plus que 800 mètres à monter sur du bitume et je retrouverais ma Yellow Kangoo !.



6 minutes 41 passée j'y suis !



Je regarde ma montre : 2h41'26 d'effort pour 29,1km et 850 mètres de dénivelé positif et autant pour le négatif.



Il fait beau. Je suis bien. Dans la plénitude du coureur qui vient d'effectuer une super sortie alliant beauté du paysage, effort, solitude euphorique (je n'ai croisé personne sur tous les chemins utilisé), calme enchanteur... .



Et puis j'ai ma dose d'endorphine...



"What A Wonderfull World" chantait Louis Armstrong...



Il avait raison...au moins pour cette journée.



Conclusion terre-à-terre de cette répétition générale : tout est OK ! De l'endurance musculaire au matériel utilisé !. Comme on dit : "y'a plus qu'à !"



Voici quelques graphiques en guise de conclusion :






La ligne blanche sur la photo Google Earth représente 7,5km à vol d'oiseau

Bilans en graphique

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Les dessins valent mieux que les grands discours.

samedi 8 août 2009

vendredi 7 août 2009

Je riz jaune

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Merci K'Koud d'avoir penser à moi.........;-)
Alors commençons les présentations.
De gauche à droite et de haut en bas il y a :
  1. Mon camping car playmobil
  2. Mon livre de chevet
  3. Titi que je fais cuire pour ce soir
  4. Moi-même avec mon premier maillot de cyclisme (je l'ai eu à 16 ans...j'en ai 39 et je pédale toujours avec...il est collector !!!)
  5. ma paire de pompes trail
  6. Ma Kangooooo
  7. mon opération pièces jaunes
  8. les pages jaunes de l'annuaire
  9. Mon stabilo
  10. de la moutarde
  11. et pour les poètes...mon contrôle antidopage matinal...... ;-)

mercredi 5 août 2009

Sortie cycliste


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Hier, avec mon fils, nous avons effectué une chouette sortie de "moyenne" montagne à travers le vignoble du Revermont.


71km sans trop forcer (enfin...pas tout à fait) avec 18km d'ascension cumulé et 1105 mètres de dénivellé. Le profil de la sortie montre que c'était quand même du solide.




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(vignes non loin du village de Vercia)


Je profite ainsi de mes vacances pour pédaler une à trois fois par semaine avec lui. Comme il est dans une école de cyclisme depuis presque un an et que cet été son club n'organise pas d'entraînement, je me fais un plaisir de l'accompagner, surtout pour les sorties éloignées de la maison et comportant des descentes. On s'éclate comme 2 gamins qui se prendraient pour 2 pros en pleine ascension du Mont Ventoux lors du Tour de France.


Le voici lors de l'ascension de la première bosse qui mène à Saint Laurent La Roche.



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Auparavant nous avions traversé Grusse, un très jolie village viticole, situé au pied de la côte et j'ai pris un cliché de cet énigmatique décor avec cette statuette posée au milieu d'une petite rivière.



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Pour en revenir à cette première grimpée, le but était de monter jusqu'au ciel afin d'atteindre "la dame" tout en haut qui nous attendait les bras ouverts.





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Cette madone protège donc le village de Saint Laurent La Roche.







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Pour en savoir un peu plus sur ce village (qui a un historique médiéval chargé) rendez-vous sur le blog içi .



La deuxième bosse, la plus longue (6,4km), traverse le village de Rotalier.


Ensuite on enchaîne avec le "mur" qui tue. D'ailleurs ce "coup de cul" a comme doux nom "La Côte Chaude". C'est 1km tout pile entre 10 et 15%. La récompense de cet effort violent est que du sommet on peut voir le Mont Blanc !.


La preuve :


Sur Google Earth, à vol d'oiseau, le sommet de la "Côte Chaude" est à 132,96km du sommet du Mont-Blanc.

La dernière côte a elle aussi un nom très évocateur : "Crêve-coeur".



Cela fait 5 fois qu'on l'escalade et sur ces 5 fois, nous n'avons vu aucune voiture ou autre véhicule. La route n'est pas large du tout et elle serpente parmis les sapins et les vaches.



Ensuite ce fut le retour...effectué dans la bonne humeur et un petit concours de grimaces :


lundi 3 août 2009

Ô temps ! Suspends ton vol........

Voilà. Le Temps est un meurtrier. Non content, quand bon lui semble, de donner le Coup Final à chaque Être Humain, il lui faut en plus égorger les instants de bonheur, de plaisir, de bien être ou de détente.

Rendez-vous compte, Monsieur Le Temps a a-ssa-ssi-né ma première semaine de vacances ! Il l'a zigouiller sans aucun remord ni état d'âme.

Le Temps est un sérial killer et j'espère qu'il finira ses jours derrière les barreaux !.

Monsieur Le Temps est aussi un tortionnaire. S'il se contentait encore de nous liquider d'un coup sec, mais il faut qu'il nous fasse la peau de manière perverse et insidieuse en nous infligeant des sévices corporels : rides, cheveux blancs, rhumatismes, etc... .

Monsieur Le Temps c'est Hannibal Lecter puissance 10.


Sérieusement...

Hier j'ai bouclé ma semaine d'entraînement avec une séance longue en CàP de 2h16', de 26km au compteur et 610 mètres de dénivelé. Le fait marquant de cette séance fût surtout le largage d'environ 10000000000000000 litres d'eau (estimation au doigt ...mouillé) sur ma pomme entre le 22° et le 24°km... .

2 kilomètres tout au long duquel j'ai eu l'impression que tous les canadairs du monde s'étaient réunis juste au dessus de ma tête pour me faire une blague du tonnerre.

Remarquez, je n'ai pas été le seul à subir les caprices de la météo puisque j'ai croisé un autre coureur qui m'a dit :"M'en fout...moi j'ai terminé !". Et hop ! Je l'ai effectivement vu disparaître d'un seul coup dans le couloir d'une bâtisse. Sympa le gars !.

10 minutes avant je ne faisais pas le fier car j'étais à crapahuter sous les éclairs et le tonnerre sur un des sommets totalement dénudé de ma sortie. Je flippais un peu...

Et vous savez quoi ?

Au 25° il s'est arrêté de pleuvoir et au 26°, fin de ma séance, un grand soleil "inondait" le paysage !!!.

Mais je pardonne volontiers cette fantaisie météorologique au ciel tant le tableau qui suivit fût fantasmagorique : la chaleur accumulée dans le sol suite aux chaleurs des jours précédents mélangé à la pluie fraîche et abondante des minutes orageuses firent sortir de terre des brumes improbables et gracieuses. Elles poussaient lentement dans l'air et s'évaporaient sous les rayons naissant du soleil. C'était bÔoooooooÔ........comme c'était bÔoooooooÔ.... .

J'aurais aimé que cela dure une éternité.

Un jour, je tuerais Le Temps.

dimanche 26 juillet 2009

CR du Tour de la Serra



Hier, comme prévu, j'ai couru les 13,1km du dernier Tour de la Serra à Genod. 13,1km constitué uniquement de côtes et de descentes. 290 mètres de dénivelé positif et une descente de 4 kilomètres à vous faire éclater les cuissots et ce juste avant l'ascension finale.

Tout avait mal commencé.

Persuadé que la course débutait à 16h30 je suis arrivé sur le site à 15h30.
Je me suis vite rendu compte de ma boulette car dans l'immense champ qui servait de parking il y avait très peu de voitures garées !. En fait, la course allait partir à 19h !!!. Pffff...quel âne je suis.
J'allais avoir le temps de me préparer !. Je suis donc vite allé chercher mon dossard et comme il faisait beau j'ai pris la couverture qu'il y avait dans ma voiture et je l'ai mise sur l'herbe. Je me suis couché dessus et j'ai attendu patiemment. Cela m'a permis de récupéré un peu car cela faisait 3 nuits que je dormais très mal.
Petit à petit les voitures arrivent dans ce parking champêtre. Le speaker Jo Vallet annonce le nombre de participants : 1400 participants pour cette toute dernière édition. Les organisateurs jettent effectivement l'éponge après 20 éditions. Il faut dire que la course traverse 4 villages qui doivent compter 300 habitants si on les additionnent. Imaginez le nombre de bénévoles qu'il faut pour organiser une course avec plus de 1000 coureurs, plus de mille repas, un bal organisé après la course, etc... Cette course était considérée comme une des 10 plus belle course de France par le magazine Run In Live en raison de son aspect convivial.

C'est ma troisième participation. En 2001 j'avais réalisé 57'55. En 2003 51'27. Cette année je pensais réalisé entre 52' et 53'30.

18h15. Le parking est plein de voitures, de tentes et de campings car. Il y a un grand nombre de coureurs déguisés. L'ambiance est festive. Je décide de m'ébrouer et je commence mon échauffement. Les sensations sont assez bonnes. Il fait frais.

19h. Tous les galopeurs se réunissent sur la ligne de départ. Je me place dans les 200 premiers. Je n'ai pas de stratégie de course.

Coup de feu. A peine j'ai couru 50 mètres que je me retrouve au sol fauché par un coureur croche patteur. Pas de soucis...je me relève de suite sans être écrasé par la meute. De plus je suis tombé dans l'herbe car le bitume débute 100 mètres après le départ. Pas de séquelles donc. J'effectue les 2 kilomètres d'ascension sans trop de difficulté respiratoire et les jambes semblent répondre. A cette heure là, le soleil est caché par les arbres qui longent la route et il fait donc relativement frais. C'est idéal. Rien à signaler jusqu'au moment d'entamer la longue descente de 4km. Je l'effectue assez rapidement mais très vite je sens que je n'arrive pas à accélérer. Je me sens bien mais impossible d'augmenter la cadence. Par contre, les secousses sont assez terribles pour l'estomac et le dos. J'ai l'mpression que mon estomac fait du yoyo et qu'il va bientot sortir de ma bouche. Ouf ! la descente se termine et voilà les 2,5km d'ascension finale. Je ne suis pas spécialement fatigué, mais là encore, mes foulées sont minuscules et je n'arrive pas à lever les genoux. Je n'arrive pas à me faire mal dans cette dernière bosse. Un comble !. La fatigue des jours précédents ? Les 3 nuits avec peu de sommeil ? Sans doute. Bref, je franchis la ligne, certes très essouflé et fatigué mais j'ai vraiment l'impression d'avoir réalisé une course "en dedans" !. Je suis classé 42° en 50'34. Le vainqueur est le marocain El Yazid El Madi, le second l'italien Noreffine Chakour et le troisième le français Régis Roux.

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Unicite "Paddy Field"

  

samedi 25 juillet 2009

Vacances !

Je pousse le cri libérateur : rââââ !!!.

3 semaines se présentent à moi. 3 semaines sans les automatismes routiniers construits autour du boulot.

3 semaines.
24 jours précisément.

Je vais enfin pouvoir mettre au repos mes jambes. Enfin, façon de dire, puisque je vais augmenter ma charge d'entrainement !. Cela peut paraître paradoxal mais ça ne l'est pas du tout !.

Pourquoi ?

Confidences (approchés votre oreille): je suis aide-soignant dans une maison de retraite et c'est un travail véritablement exigeant tant physiquement que mentalement.
Les journées de travail sont passées debout, à marcher, A COURIR (!!!), à porter, à se baisser, à faire des mouvements rotatifs, bref à bouger son corps comme dans une salle de gym et ce durant 7h30 !.
Je ne parle même pas de la patience dont il faut disposer !.

Bref, lorsque j'ai terminé mon travail, je peux vous garantir que les jambes sont lourdes, les pieds douloureux, et que je dois alors chercher très profondément en moi un peu de volonté pour pouvoir enchaîner avec une séance d'entraînement !.

Il faut alors positiver. C'est essentiel. Il faut donc prendre son job non pas comme quelque chose de négatif, nuisible ou handicapant pour l'entraînement mais comme une partie constitutive de mes séances. Il n'y a pas d'autres façon de voir les choses si je veux préserver cette vo-lon-té de continuer à m'entraîner.
Ainsi, quasiment, toutes mes sorties course à pied sont précédées par cette spécificité de surcharge physique et mental lié à mon travail.

Coté positif du boulot :
  1. Pas besoin de séances de musculation et presque pas de séances de gainage, le job les remplace.
  2. Endurance musculaire des membres inférieures"surdéveloppée" : le "choc" des milliers de pas effectués durant le job accroît cette endurance.

Aspect gênant du boulot pour l'entraînement :

  1. le travail étant en lui même très usant, il faut évaluer sans cesse sa capacité à pouvoir encaisser une éventuelle séance d'entraînement.
  2. oblige à réaliser des séances d'entrainements types vélo-élliptique ou roller...donc loin du spécifique course à pied. C'est assez handicapant lorsque l'on prépare un objectif.

Bref, je suis régulièrement sur le fil du rasoir !

Tout ça pour dire que 3 semaines sans bosser signifie pour mes jambes une régénération salutaire et une possibilité d'améliorer mon entraînement pour mon objectif principal (Trail Hérisson).

mardi 21 juillet 2009

Trail du Mont Roland : off course !

Ci-dessus l'affiche officielle du Trail non-officiel du Mont Roland. La particularité de ce Trail est qu'il ne coute pas un kopeck pour le coureur, qu'il ne propose pas de ravitaillement et zéro récompense. Cependant, il conserve un aspect compétitif avec balisage, chronométrage et classement.

C'est un Trail de 17km avec 600 mètres de dénivellé positif.

Le Trail du Mont Roland (TMR... pour les intimes) aura lieu le dimanche 16 Aout 2009 avec un départ à 9h30. Le Mont Roland c'est près de Dole dans le Jura.

C'est une semaine avant mon piquant objectif (Trail du Hérisson) et selon mon état de forme, je serais peut-être présent mais plutôt dans un esprit de sortie relax.
En tout cas je soutiens l'initiative.

Pour tout savoir sur le Trail du Mont Roland, c'est
sur le blog officiel du Trail du Mont Roland qu'il faut se rendre .

lundi 20 juillet 2009

Trail du Hérisson

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Voilà !. Petit à petit je me glisse dans la tenue du coureur qui va réaliser un de ses objectifs principal de la saison. J'ai terriblement envie de "faire quelque chose" lors de ce trail. Je me prépare pour...physiquement et mentalement. Le profil est assez gratiné (1350 mètres de dénivellé positif) mais le paysage sera certainement grandiose (je connais un peu le coin) : cascades - lacs - roches -etc...
De plus, l'organisateur est un ancien copain de collège.
Vivement le 23 !

Récapitulatif du 13/07/09 au 19/07/09

Je commence à frétiller de bonheur : vendredi à 14h je plonge dans mes vacances !!!. Je les attend avec impatience.

A part ceci, voilà quelques détails sur ma prépa. de la semaine qui vient de s'écouler :

Tous sports confondus :

--> 6h06 d'entrainements
-->5 jours d'entrainements
-->3 sports pratiqués :
  • CàP : 59km -5h02 - 5 séances (dont 2 couplées : 1 avec Vélo et 2 avec Elliptique) - 2 séances spécifiques (2x6x300 avec une température fixée à 30° -Arghhhh - et une séance longue de 2h03 avec plusieurs fractions à All.10km et Semi) - Dénivellé de la semaine : 645 mètres positifs.
  • Vélo Route : 18km couplé à CàP
  • Elliptique : 2 séances dont une en récup suite au 2x6x300

Pas de pépins physiques à signaler et les quelques tensions musculaires aux 2 mollets que je trainais depuis Voiteur semblent s'être dissipés. J'ai encore perdu un peu de poids (!). Le sommeil est relativement correct, l'appétit aussi. Pas de surentraînement donc.

Sinon suite à ma séance de fractionné 2x6x300 réalisé à midi sous les 30° à l'ombre (pas le choix !) et terminé à l'agonie...j'ai pris de suite par curiosité ma température corporelle : 39,8°c .

Samedi j'ai la course de montagne du Tour de la Serra (13,1km) avec sans doute pas loin de 1000 participants.

Mon Objectif est toujours le Trail du Hérisson (35km) le dimanche 23 Aout.

dimanche 12 juillet 2009

Un coup de pompe

Aujourd'hui, j'ai effectué une sortie longue d'1h30 dans le cadre de ma prépa. pour le Trail du Hérisson fin Aout.

15,7km - 401 mètres de dénivellé+ - FCmoyenne : 124/177 FCmax : 148/177.

J'avais encore quelques courbatures suite à mon 10 000 mètres de vendredi soir et pas trop la pêche mais j'ai pris un vrai plaisir à crapahuter dans les monts comme un loup sauvage.

En plus, avec mon Polar GPS, je peu m'amuser à partir dans des chemins inconnus. Les kilométrages sont retranscris sur mon carnet d'entrainement ainsi que le tracé sur Google Earth. C'est le pied !.
Autant avant je n'osais pas m'éloigner de mes chemins d'entraînements habituels par peur de ne pas connaître le nombre de kilomètres exacts, autant maintenant, avec le GPS, je m'éclate à courir tout en découvrant de nouveaux parcours.

J'ai essayé aujourd'hui mes nouvelles pompes de trail. Rien à reproché. Le maintien du pied est exceptionnel grace au système de laçage. En tout cas je ne sais pas si c'est leur couleur jaune qui a eu un effet d'attirance, mais tout au long de ma séance j'ai croisé des centaines de papillons multicolores. C'était super chouette !.

samedi 11 juillet 2009

25x400 = ça c'est fait...

Ouais...j'ai couru mon 25x400 hier à 21h30 (!!!) sous les projecteurs.

Et pourtant ! . C'était pas gagné que j'aille bougé mon c-l !. Pensez donc, 1 heure avant le départ j'étais encore au lit en train de récupérer de ma semaine de boulot.De plus j'avais clos mon job à 15h30. J'étais cuit. Jambes lourdes...vraiment pas envie de tourner en rond 25 fois...avec la bave sur le bord des lèvres, la respiration d'un asmathique en crise.
Bref je n'avais ni le mental ni le physique pour faire le guignol-sur-piste pendant 10 000 mètres. Et même si j'étais resté affalé sur mon canapé tout l'après-midi à regarder le Tour de France et la superbe victoire de Feuillu et donc à me reposer...je n'avais comme objectif pédestre que de bouger au maxi un orteil...

Et puis après une petite sieste, je me suis dit qu'il fallait quand même que je me bouge les fesses. Ce n'est pas que j'avais retrouvé la hargne et mes jambes de 20 ans, non, loin de là même, mais c'est que je savais que si j'allais courir ce puta-n de 10 000 cela allait me booster pour les jours suivants. J'allais faire travailler ma volonté. Il n'y a pas que le côté physique dans la course à pied. Il y a aussi cette partie mentale et elle s'entraine aussi.

A 19h50 je me suis donc levé, j'ai enfilé mon short et le maillot du club, troqué mon avenante paire de pantoufle pour ma paire de basket et je suis parti avec mon fils direction le meeting d'athlé. En route je me suis demandé dans quelle galère j'allais me mettre et 500 mètres avant d'atteindre le lieu de torture j'ai franchement hésité à faire demi-tour. Mais bon...mon fils est malheureusement en âge de se foutre de ma gueule !...alors pas le choix : en avant pour le supplice...

20h20...j'arrive, je me gare et de suite je file m'inscrire pour le 10 000. Bonne nouvelle...on est déjà une dizaine d'inscrit. "Bonne nouvelle" parce que je vous garantis que 10 athlètes inscrit sur un 10 000 sur piste, un vendredi, pour une course prévue à 21 heures, dans un toute petite ville, c'était vraiment pas gagné. Il y a trois ans par exemple, nous étions 3.

Je retrouve des coureurs que je connais et débute mon échauffement avec 2 d'entre eux. L'horaire de départ prend du retard à cause d'autres épreuves qui ne sont pas encore terminé.

21h30.

Voilà...le départ va avoir lieu. Nous sommes une quinzaine grand maxi.Super !. Je sais que je vais en baver. La piste c'est terrible. C'est ingrat. C'est violent. C'est agressif. Un 10 000 sur piste n'a vraiment rien à voir avec un 10km sur route.

Mes sensations sont déjà bien meilleurs que deux heures auparavant. L'échauffement m'a redonné un peu de pêche. Je suis déjà un peu plus confiant. Je pense valoir entre 35'50 et 36'15. Mais aurais-je la niake ?. La course me donnera confirmation ou pas.

C'est important d'avoir des repères chronométriques précis. Cela permet d'établir un plan d'entraînement sur de bonnes bases. Et un chrono sur 10 000 me permettra d'affiner mon programme, d'être précis avec mes allures de course lors de mes futures séances à allure 10km-semi et marathon.

Coup de pistolet. C'est parti mon kiki.

Je sais qu'il ne faut pas que je tourne en moins d'1mn26 (35'50 sur 10km) au 400 mais pris par l'euphorie du départ je tourne mes 11 premiers 400 en 1'25.5. C'est un poil trop rapide et dès le douxième tour je diminue l'allure. Non par choix délibéré mais par un mécanisme interne qui me fait tempérer mes ardeurs. Vous savez ! Mais si ! Vous connaissez ! Le fameux mécanisme qui vous fait exploser les poumons et les jambes et qui vous signal de suite que vous n'êtes pas Gebresselassié !.

Ce 10 000 est un peu un chemin de croix pour moi mais aussi pour tous mes autres collègues en souffrance. Cela s'entend, cela se voit sur tous les visages grimaçants. Il faut tourner. Tourner sous les encouragements du public.Tourner avec ces maudits tours restants à faire et qui s'affichent à chaque fin de 400 mètres.
Je commence à être mal au douxième tour. C'est un moment spécial ou je me dis que jamais je ne tiendrai à cette allure là...qu'il vaut mieux que je termine en roue libre...ou pire...que j'abandonne.

Et puis soudainement, surgit de nulle part, s'aggrippe à mes pensées négatives la vo-lon-té !. Cette fameuse substance dopante qui vous libère de vos bad sensations.
Elle prend le dessus. Elle met KO les boursouflures plaintives de la fatigue et du découragement. C'est mystérieux. C'est comme une apparition. Vous ne savez pas d'ou elle vient.
Enfin...ça c'est la version mystique et romanesque de l'étrange beauté de "l'être coureur".

Parce qu'il y a une vision moins idyllique et plus navrante des choses. Car on peut effectivement ce poser des tas de questions sur cette capacité à s'infliger volontairement des souffrances momentanées. Au onzième tour je prend réellement conscience de ma souffrance. Tout être sensé me dirait à ce moment là :"bé couillon...arrête de courir si tu as mal au corps"... Et effectivement. Ce serait un signe de bonne santé mentale si j'arrêtais de m'imposer ces douleurs inutiles. Et non !...je continue !.
Je ne peu même pas sortir comme excuse le refrain habituel du type :"le sport est bon pour la santé". Le sport est bon...certes...mais dans le plaisir !!!...
A moins que je prenne plaisir à souffrir ?
Ce qui voudrait dire que j'ai un côté pervers, tordu, bancal! Arghhhh...me voilà démasquer !
Et puis c'est quand même effarant cette sorte de déconnexion de l'esprit avec le corps, cette façon d'avancer machinalement. Le coureur n'est-il qu'un humain décérébré, un animal lobotomisé ?. Il fallait regardé l'arrivée de tous les pistards ce soir. Les rictus affichant les tortures infligées, les gestes et les contorsions des corps épuisés, lessivés, les gémissements, les vomissements, les sifflements des respirations...

Pouah !!! Définitivement, le sportif d'endurance (pas celui du dimanche) est un être "spécial", "à part", et j'oserais même "anormal".

Je reviendrais dans un prochain billet sur la douleur dans les sports d'endurance.

Bref...tout ça pour en revenir à ma course personnelle.

Il s'avère que j'ai effectué les 5 premiers kilos à peine trop rapidement. Les chronos relevés à chaque 400 et ma courbe cardiaque le confirment. Cependant, je ne peux pas dire que je l'ai payé à la fin car je réalise mon dernier 400 en 1'20, signe que j'avais encore du carburant.
En fait j'aurais réalisé 35'41 si j'avais tenu l'allure des 12 premiers tours. Soit 19 seconde de mieux que mon chrono final :35'59 (1'26.4 le 400).
Les 14 derniers tours je les ai réalisé en 1'27.

Voilà. J'ai souffert. Je le savais. Mais je suis content car mon chrono réalisé confirme ce que je pensais de ma "valeur actuelle".
36' au 10km ça donne 3'36 au km pour l'entrainement à allure 10km. 3'45 à allure Semi.
Il me reste plus qu'à les utilser en vue de mon prochain grand objectif le dimanche 23 Aout : le Trail du Hérisson à Chaux-Du-Dombief (33km).
Avant cela j'aurais une des plus belle course du Jura à croquer : le Tour de la Serra. Course de montagne sur goudron de 13,1km le Samedi 25 Juillet.

C'est tout pour aujourd'hui.

vendredi 3 juillet 2009

10 kilomètres sur 400 mètres ?!?!?

J'en conviens : le titre est biscornu mais l'hôte de ces lieux l'est tout autant.
Alors Comment réaliser 10 kilomètres sur 400 mètres ?
C'est très simple : il suffit de tourner 25 fois dans le pays de l'ovalie.
A quoi ressemble le pays de l'ovalie ?
A peu près à ça :
pays de l'ovalie
25x400 mètres=10 000 mètres.

OK ! Va pour la piste d'athlé !...
Mais ou il veut en venir le gars ?

Bé le gars Hippomène va devoir tournoyer 25 x 400 vendredi 10 juillet en soirée sur une piste d'athlé pour le meeting organisé par notre minuscule club d'athlé. Je dis minuscule car c'est un club qui ne doit avoir que 2 adultes licenciés. Le reste des licences étant celles de gamins (une quinzaine d'enfants tout de même je crois).

10km sur piste, je vous assure que c'est très usant psychologiquement.
Pourquoi ?
Parce que le public est là. Je veux dire qu'il n'a qu'à tendre les bras pour nous toucher. Que les coach sont là pour nous donner nos temps à chaque tour. Ça vous colle une pression d'enfer. Qu'il faut être concentré tout en étant déconnecté.

Concentré parce qu'il faut gérer au mieux ses temps de passage, être attentif aux signaux de son corps et attentif aussi aux corps de ses collègues de course car tout le monde est généralement à la queuleuleu et qu'il y a un système de relais qui est organisé. Car sur ce genre de meeting, ce n'est pas de gagner qui est important mais surtout le chrono réalisé.

Déconnecté car vous pensez bien que pour réaliser 25 fois un tour de piste de 400 mètres il faut mettre le bouton de la "rationalité" sur OFF. C'est un peu du pilotage automatique. C'est de la lobotomie athlétique en quelque sorte. Ou une démonstration de volonté.

L'avantage que je vais retirer de 10 000 piste est que je vais pouvoir me situer au niveau de ma progression. Le hic est que j'aurais bossé le matin et que j'ai intérêt d'allonger les jambes au maximum dans l'après-midi.

J'y reviendrais dans un autre billet...